L'art de la naturopathie

Pour ajouter des années à la vie et de la vie aux années


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Mon travail a – t – il un sens?

Selon l’anthropologue David Graeber, 35 à 40 % des salariés ne trouvent pas de sens à leur travail. Sous le terme désormais célèbre de « Bullshit jobs », David Graeber met en lumière ce malaise croissant dans notre société.

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Fight Club

Le principe du bullshit job est celui d’un emploi à très faible utilité. Graeber diagnostique un nombre important de postes superflus dans les organisations, correspondant à des métiers qui n’intéressent pas les salariés qui les occupent, voire les dépriment. Souvent, les tâches associées ne suffisent pas, toujours selon Graeber, à occuper un temps plein. Il explique que les salariés concernés passent une grande partie de leur temps à faire semblant de travailler, à suivre des séminaires de motivation, s’occuper de leur compte Facebook ou encore prévoir leurs futures vacances. Certains de ces emplois ne servent qu’à donner de l’importance au supérieur hiérarchique qui a besoin d’assistants tant son travail est colossal et de la plus haute importance.

Après le « Burn out » symbolisant l’excès de travail jusqu’à l’épuisement,

le « Bore out » est l’ennui permanent au bureau.

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Il semble pourtant crucial à chacun de donner un sens à sa vie, ou à ses actions quotidiennes, créer des valeurs, mener des actions locales et solidaires. Les combats à mener pour transformer la société humaine sont pourtant nombreux… Finalement, ce malaise soulevé par David Graeber nous interroge sur notre propre capacité à transformer une société à la dérive.

Il me semble que chacun porte le potentiel de cette transformation et peut agir à son niveau, localement. Créer du lien et des valeurs, reprendre les commandes de ses actions quotidiennes et sortir d’une routine débilitante…