Alimentation santé, Conseils santé, Femme, Grossesse et maternité

L’accompagnement des migraines

Migraines avec ou sans aura

Saviez-vous que 15 à 20 % de la population mondiale serait concernée par les migraines ? Il faut souligner cette situation paradoxale : les migraines sont fréquentes mais souvent méconnues, invalidantes mais rarement prises au sérieux. Il n’existe à ma connaissance aucune « spécialité » médicale dédiée à la prise en charge et à l’étude des migraines. Les migraines sont taxées d’incurabilité, alors mythe ou réalité ? Suivez-moi pour en savoir plus !

Migraine ou céphalée ?

La migraine est insidieuse et peut être particulièrement invalidante. Pour le coût, il n’y a pas de ratio d’équité car les femmes sont beaucoup plus touchées que les hommes (environ trois femmes pour un homme). Les personnes concernées ont le plus souvent moins de 40 ans. Elle se caractérise par de violents maux de tête, qui peuvent s’accompagner de nausées, de vomissements, d’hypersensibilité à la lumière et au bruit. Les migraines peuvent être précédées ou non d’une aura.

La migraine n’est pas un mal visible par l’entourage familial ou professionnel. Il n’y a pas de signes extérieurs qui montrent la souffrance dans laquelle est plongée le migraineux ! L’examen physique est normal ainsi que les prises de sang, l’électroencéphalogramme, les radiographies et l’IRM de la tête. Tout va bien mais rien ne va plus! Cette normalité permet toutefois d’éliminer les autres causes des maux de tête qui pourraient être bien plus grave.

L’ISH, qui est la société internationale de la migraine (International Headache Society) a mis à jour en 2018 une classification plus précise des différentes formes de migraines : avec ou sans aura, chronique ou épisodique, migraine abdominale ou rétinienne…  Tous les maux de tête ne sont donc pas des migraines même si cette dernière est la plus fréquente des treize variétés de maux de tête répertoriées.

La céphalée de tension est une autre forme également fréquente et souvent taxée à tort de « migraine quotidienne». Elle est caractérisée par un mal de tête permanent chronique ; les personnes disent avoir mal « du matin au soir, et du soir au matin ». Les facteurs psychologiques y jouent un rôle prépondérant.

Selon IHS, la migraine sans aura doit présenter au moins cinq crises répondant aux critères suivants :

• Des crises qui durent de 4 à 72 heures (sans traitement).

• Les maux de tête doivent avoir au minimum deux des caractéristiques suivantes : unilatéralité, pulsatilité, intensité modérée à sévère, aggravation par les activités physiques de routine comme la montée des escaliers.

• Elle doit avoir au moins un des caractères suivants : nausées et/ou vomissements, intolérance à la lumière et/ou au bruit

Selon IHS, la migraine avec aura se présente sous 4 formes :

• Visuelle ou ophtalmique (99 % des cas) sous forme d’un point lumineux qui persiste les yeux fermés ou d’impression lumineuse ou encore de vision floue.

• Sensitive sous forme d’un engourdissement ou de fourmillement d’un bras ou d’une main.

• Aphasique sous forme de troubles du langage.

• Motrice sous forme de trouble moteur ou sensitif transitoire.

La migraine avec aura doit présenter au moins deux crises au cours desquelles les maux de têtes ont au moins trois des quatre caractéristiques suivantes :

– Le trouble de l’aura se développe progressivement sur plus de quatre minutes.

– Si plusieurs symptômes sont associés, ils se développent successivement.

– La durée de chaque symptôme ne dépasse pas 60 minutes.

– Le mal de tête fait suite à l’aura dans un délai maximum de 60 minutes.

Que se passe – t – il pendant une migraine ?

Le mécanisme de la migraine n’est pas encore formellement établi. Les avancées les plus importantes dans la compréhension de la physiopathologie des crises sont venues, d’une part, des études du débit sanguin cérébral et du métabolisme cérébral, d’autre part, du développement chez l’animal d’un modèle de céphalée migraineuse : l’inflammation neurogène. Les études de débit ont montré, au cours de l’aura, une hypoperfusion cérébrale envahissante. En français, cela signifie que le débit sanguin devient insuffisant dans une partie du cerveau, sans toutefois entraîner des séquelles ou symptômes neurologiques. Cette partie du cerveau pourrait impliquer des neurones sérotoninergiques et/ou adrénergiques.

Il n’a pas été retrouvé de gène responsable de la migraine. En revanche, il semble exister une prédisposition familiale dans environ 70 % des cas.

Contrairement à la théorie vasomotrice classique, la céphalée ne serait donc pas due à une vasodilatation des artères cérébrales elles-mêmes mais elle est toujours sous-tendue, au moins en partie, par la dilatation des artères méningées.

La naturopathie repose beaucoup sur la prévention. Il me semble donc judicieux de rappeler certains facteurs aggravants qui sont souvent cités :

  • le stress chronique ou un stress ponctuel fort, les chocs émotionnels,
  • le manque de sommeil ponctuel avec typiquement la migraine qui survient un lendemain de fête ou d’insomnie,
  • la déshydratation,
  • Les fluctuations hormonales dans le cycle de la femme, pendant la grossesse…
  • les repas riches, gras et copieux surtout le soir. Les excès de chocolat et d’alcool sont souvent pointés du doigt.
  • Des tensions dans les cervicales ou dans la mâchoire

Ces éléments peuvent être isolés : on sait par exemple que la survenue des règles peut suffire à déclencher la migraine. Mais, souvent, c’est l’association de plusieurs causes qui finit par se décompenser en migraine. Pour faire la part dans les facteurs de sensibilité, je conseille régulièrement aux migraineux de tenir un journal de la migraine sur plusieurs semaines : certains éléments vont ressortir de façon très claire comme déclencheur ou facteur aggravants les migraines. Souvent, je distingue les facteurs mécaniques, environnementaux, alimentaires et hormonaux.

Quels sont les traitements habituels de la migraine ?

Les femmes sont plus touchées que les hommes par les migraines

A ma connaissance, il n’y a pas de schémas thérapeutiques standards, et la prise en charge des migraineux se fait au cas par cas. En matière de traitement médicamenteux, les triptans, qui sont des agonistes des récepteurs de la sérotonine, sont efficaces dans le traitement de la crise de migraine et plus précisément dans celui de la céphalée migraineuse. Cette classe de médicaments vient donc s’ajouter aux trois autres grandes classes de médicaments utilisés dans le traitement des crises de migraines : les antalgiques (avec l’aspirine), les anti-nauséeux, les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les dérivés de l’ergot de seigle. A cela, il est souvent ajouté un pansement gastrique pour protéger des effets secondaires antalgiques et anti-inflammatoires… Bref, lorsque cela m’est arrivé il y a maintenant 20ans, je me suis retrouvée avec plein de petites gélules à prendre…et déjà à l’époque ce n’était pas ma tasse de thé d’appliquer un traitement symptomatique sans remonter à la cause du trouble … Je vais donc vous partager ma démarche.

Mon approche naturopathique :

La médecine moderne agit efficacement et rapidement sur les douleurs. Les approches complémentaires comme la naturopathie vont plutôt s’attacher à redresser un terrain devenu propice aux migraines.

Dans mon approche, la première étape consiste à tenir un journal de la migraine comme je le disais précédemment. Vous pourrez y noter la date, la durée et l’intensité de votre migraine. Il sera intéressant d’ajouter des informations comme la qualité du sommeil la veille, ce que vous avez mangé les dernières 24h, si vous avez consommé de l’alcool, vécu un stress particulier, fait un effort physique inhabituel. Pour les femmes, penser à noter à quel moment de votre cycle vous vous trouver.

En fonction de ce qui ressortira de votre journal de la migraine, le naturopathe pourra vous accompagner de façon personnalisée selon que les déclencheurs soient plutôt digestifs, hormonaux, ostéo-articulaires, émotionnels…

Voici quelques règles générales pour limiter l’apparition des épisodes migraineux :

– Se reposer régulièrement, éviter les couchers tardifs et les repas lourds le soir.

– Faire du sport d’endurance. Cela permettrait de prévenir les crises migraineuses. Cet effet bénéfique pourrait venir d’une meilleure oxygénation, ou encore de la production d’endorphines, substances naturelles antidouleur, provoquées par l’exercice.

– Faire la chasse aux additifs alimentaires notamment à l’aspartame et au glutamate.

– Se couvrir la tête et le cou en hiver, en cas de grand vent, de courant d’air ou de climatisation exagérée.

Dans les techniques disponibles pour la gestion du stress, la naturopathe pourra piocher dans les techniques respiratoires, dans la phytothérapie avec la mélisse ou la passiflore ou encore avec les fleurs du Dr. Bach.

Concernant les insomnies, l’approche se fera également au cas par cas.

Concernant les problèmes cervicaux : très souvent les migraines sont associées à des tensions des muscles cervicaux hauts, juste sous l’occipital. Il sera donc intéressant de les détendre en recherchant leurs causes : traumatisme direct ou secondaire à une chaîne musculaire qui peut partir de l’articulé dentaire ou des pieds (entorses ou fractures mal soignées). Des soins décontracturants seront indiqués : micro-kinésithérapie, méthode Mézières, ostéopathie, relaxation coréenne… Quelle que soit la technique employée, elle pourra apporter un soulagement.

Concernant les problèmes digestifs :

Les troubles de la vésicule biliaire sont très fréquents chez les migraineux. Le choix judicieux et éclairé pour une détox et un drainage hépatique pourront être réalisés.

N’oublions pas qu’un excès d’acidité peut également entraîner des migraines. La mesure du pH urinaire effectuée plusieurs jours de suite permettra d’identifier une acidose. De façon assez simple, vous pourrez améliorer votre terrain : pensez à bien vous hydrater à distance des repas, pratiquer un exercice physique adapté et quotidien donnant lieu à une bonne oxygénation, favorisez une alimentation alcaline le temps de rééquilibrer votre pH urinaire.

Le saviez-vous ? La consommation d’un café bien serré, idéalement fraîchement torréfié, peut agir favorablement sur la migraine. Toutefois, en dehors de ces épisodes migraineux, éviter de trop consommer d’excitants…

D’après Alternatives Santé, la vitamine B2 ou riboflavine, prise à forte dose aurait un effet positif chez certains migraineux. Veiller à avoir de bons apports alimentaires en magnésium

Le cas des dérèglements hormonaux :

Les migraines au moment des règles ou de l’ovulation sont des signes d’un déséquilibre hormonal qu’il est possible d’accompagner au cas par cas.

Le cas des candidoses : Les candidoses, souvent oubliées, sont pourtant largement suspectées comme causes de migraines. La plus connue est liée au Candida albicans qui secrète pas moins de 35 toxines différentes. Parmi ces substances, je citerais la candidine qui est neurotoxique. Il est possible de rechercher une mycose par prélèvement oral, fécal ou vaginal, même si des résultats négatifs ne peuvent exclure formellement une mycose.

D’autres thérapies pourront aussi être efficaces par elles-mêmes contre les migraines : l’acupuncture, l’ostéopathie et particulièrement l’ostéopathie crânienne, la sophrologie…   La migraine impose l’arrêt des activités habituelles mais ne laisserait aucune séquelle dans l’organisme, malgré l’intensité des symptômes. Elle est souvent vécue dans l’isolement et elle a un retentissement profond sur les relations familiales ou sur l’équilibre psychique. Alors n’hésitez pas à en parler et à vous faire accompagner par un professionnel de santé !

Sources :

« Inserm (dir.). La migraine : Connaissances descriptives, traitements et prévention. Rapport. Paris : Les éditions Inserm, 1998, XVI- 280 p. – (Expertise collective). – http://hdl.handle.net/10608/200 »

Alternatives Santé

https://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/200/?sequence=6

agriculture biologique, Alimentation santé, Conseils santé, Grossesse et maternité, Perte poids, risques

Thés vert, noir, bleu, blanc et rouge. Faîtes votre choix!

Le thé est, après l’eau, la boisson la plus consommée au monde ! Thé noir, vert, blanc, rouge… Pas évident de s’y retrouver parmi toutes ces variétés de plantes dont on apprécie pourtant tellement l’infusion, sans compter leurs vertus ! Je vous propose de faire un petit tour d’horizon pour y boire plus clair !

thé vert à la menthe – Image par Myriams-Fotos de Pixabay

Le théier

Tous les thés proviennent de la même plante : le théier (ou camellia sinensis). Le théier pousse généralement sur un sol alluvionnaire. Ses racines profondes affectionnent les sols acides, meubles, perméables et riches en NPK.

Pour que le théier s’épanouisse, le climat doit être ensoleillé, la température doit se situer entre 10 et 30°C. C’est grâce aux nuits fraîches qui créent un stress pour la plante que le chloroplaste va emprisonner la chlorophylle et permettre à la feuille de développer les arômes tant appréciés.

Culture des différents thés

Tous les thés proviennent de la même plante et pourtant il en existe de nombreuses variétés. Cueillies à la main, les fines feuilles de thé subissent un traitement qui détermine leur qualité.

Le thé blanc subit le moins de transformations. Les feuilles sont simplement flétries à l’ombre puis séchées. Sa courte période de récolte, au printemps, en fait un thé très fin et rare.

Le thé noir est la variété la plus consommée au monde. C’est un thé fermenté, roulé puis séché. Le thé noir peut aussi être fumé, c’est-à-dire séché au feu de bois. Puissant et fort en goût, parmi les variétés les plus appréciées du thé noir vous connaissez :

  • Le thé noir de Ceylan : il provient du Sri Lanka, puisqu’il s’agit de l’ancien nom de cette petite île. Sa saveur est corsée.
  • Le Darjeeling est originaire de la ville éponyme et de sa région – le Bengale Occidental, en Inde. Cultivé sur les pentes de l’Himalaya, il offre des notes aromatiques fraîches et végétales.
  • Le thé noir du Yunnan originaire du sud-ouest de la Chine. Il est cultivé à 2 500 mètres d’altitude. Son amertume est subtile et ses notes proposent de discrets accents de terre humide.

Les thés noirs sont riches en tanins et en théine, ce qui en fait de bon stimulant. Ils sont également riches en antioxydants permettant de neutraliser les radicaux libres. Les radicaux libres sont souvent évoqués dans le vieillissement cellulaire prématuré.

Le thé vert est un thé non fermenté issu du camellia sinensis. Les jeunes pousses sont cueillies le matin à la fraîche, étalées sur des plateaux en bamboo et séchées à l’air libre. C’est ce qu’on appelle le flétrissage, qui réduit le taux d’humidité et évite l’oxydation du thé vert. Puis selon la méthode chinoise, les feuilles sont mises dans des bassins en cuivre et chauffées entre 80 et 200 °C (Fixation). Pour finir les feuilles sont rouler, broyer et encore séchées.

La méthode japonaise est différente. Les jeunes pousses et les bourgeons sont directement amenés à l’usine pour être soit cuit à la vapeur soit passées sous des jets de vapeurs pendant 15 à 45 secondes. Le but étant de stopper l’oxydation et de conserver les polyphénols et catéchines du thé. Puis les feuilles pourront être malaxées ou roulées, séchées et broyées.

Le procédé japonais semble mieux conserver les vertus du thé vert. Dans cette catégorie, vous trouverez le fameux Sencha.

Le thé bleu est une spécialité du Fujian en Chine, du centre de Taïwan et du nord de la Thaïlande. Le terme thé bleu est en réalité une appellation qui désigne une sous famille des Oolong ou thé semi-oxydé. Pourquoi bleu ? Parce que les feuilles des oolong faiblement oxydés vont avoir des reflets bleutés… En effet, il se situe entre le thé vert, non oxydé et le thé noir qui a subi une oxydation complète de ses feuilles. De plus, une des caractéristiques majeures du thé bleu oolong est sa faible teneur en théine.

Quand au thé rouge, il n’est pas issu de la même plante, mais du rooibos qui pousse en Afrique du Sud. Appelée à tort « thé », cette boisson est douce, relaxante et idéale pour les enfants puisque dépourvue de théine/caféine.

Maintenant que vous êtes incollables en matière de thé, je ne résiste à vous donner quelques conseils de naturo pour mieux choisir votre breuvage !

Point de vigilance, LES PESTICIDES !

Sachez que les feuilles de thé ne sont jamais rincées de leur pousse à la dégustation car cela altérerait les arômes du thé. Ainsi, si un champ a été traité avec des pesticides, il y en aura de toute évidence dans votre infusion. La présence de métaux lourds a également été identifiée dans de nombreux échantillons de thé, y compris des thés biologiques. Il paraît donc légitime de s’interroger sur les véritables bénéfices d’une consommation régulière de thé.

Pour remédier à cette problématique, certains conseillent de changer de marque de thé tous les mois. Comme on dit entre toxicologues, il faut varier les toxiques auxquels nous sommes exposés !

Vous pouvez décider de vous tourner vers des thés de qualité biologique. De plus en plus de fermes changent leurs méthodes de production pour favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement. Les thés du Japon auront une concentration en pesticides moins importantes car les champs comptent parmi les moins traités au monde. Parmi les zones de production secondaires, c’est-à-dire le Rwanda, le Sri Lanka, ou le Népal, il y aurait d’avantage de petites exploitations peu ou pas contaminées, même si elles ne sont pas forcément labellisées bio. En favorisant les thés de petites fermes, vous tracez aussi plus facilement la provenance. Cela vous permettra également de connaître les méthodes de culture utilisées.

Certaines maisons de thé mettent même à disposition, les analyses effectuées sur leurs lots de thé au moment de la réception. C’est par exemple le cas de Comptoir Français du Thé.

Dans la tradition marocaine, je revois encore ma grand-mère rincer le thé à l’eau bouillante avant de le laisser infuser avec la menthe. C’est une façon à retenir pour nettoyer son thé avant de la consommer !

Pierre Rival, auteur du livre Le Thé pour les nuls conseille de choisir un thé bio et en vrac car selon lui, les thés en sachet sont généralement élaborés à partir de mélanges, donc non traçables.

Mieux choisir ses sachets de thé

Si d’aventure vous deviez consommer du thé en sachets, optez pour des sachets en papier plutôt que pour la nouvelle génération de sachets en nylon ou PET. Vous les reconnaîtrez facilement car ils ont un aspect soyeux, brillant.

Une récente étude a en effet montré qu’après cinq minutes d’immersion dans une tasse d’eau à 95 degrés, un tel sachet pouvait relâcher dans l’eau jusqu’à 16 microgrammes de microparticules et nanoparticules de plastique.

Autant dire que pour les personnes qui laisse le sachet dans la tasse en permanence, ce n’est pas idéal ! Si les effets à long terme de l’ingestion de ces plastiques sur la santé humaine sont à ce jour inconnus, on peut les présupposer, sans trop s’avancer, néfastes.

Les vertus du thé

D’après une récente étude menée par des chercheurs de la National University of Singapore, publiée dans la revue scientifique Aging, il semblerait que la consommation régulière de thé améliore les connexions entre les différentes régions du cerveau et donc permettrait une circulation plus efficace des informations.

De 2015 à 2018, ces chercheurs ont analysé l’état de santé de 36 personnes âgées de 60 ans et plus, consommatrices de thé ou non. Outre des tests neurologiques et IRM, les chercheurs ont recueilli des informations sur l’état de santé générale de ces personnes, leur mode de vie et leur état psychologique. Cette la cohorte étudiée est petite, mais c’est une première quand même.

Dans un artcile, Alternatives Santé rappelle que dans de précédentes études avaient déjà montré que la consommation de thé favoriserait les fonctions cognitives en stimulant l’attention et l’éveil, et permettait de lutter contre le déclin cognitif lié au vieillissement. Une revue de la littérature scientifique consacrée aux effets du thé sur la prévention de la maladie d’Alzheimer, a révélé que le rôle neuroprotecteur de la tisane était apparent dans huit études sur neuf.

On vous a peut – être déjà déconseillé de consommer du thé vert si vous êtes anémié en fer. Voyons ce qu’il en est plus en détails.

Les tanins du thé vert, des composés de la famille des polyphénols, ont la capacité de se lier au fer issu des végétaux puis de former un complexe insoluble avec lui qui empêche sa réabsorption intestinale. En d’autre terme, le thé vert n’a d’impact que sur l’absorption le fer d’origine végétale : son assimilation diminuerait d’environ 60 à 70% en buvant du thé vert au cours du repas. Bu en dehors des repas, l’effet des tanins se prolonge et diminue l’assimilation du fer d’origine végétale (non héminique) d’environ 20%.

Pour la majorité d’entre nous, la consommation de thé vert ne posera donc aucun souci. En particulier, l’absorption du fer héminique, issue de viande rouge, n’est pas perturbée par la consommation de thé vert.

Il sera plus judicieux pour les futures mamans dont les besoins en fer sont augmentés et pour qui la consommation de théine est à limiter, d’éviter de consommer de grande quantité de thé.

Pour les femmes enceintes grandes buveuses de thé vert, mieux vaut diminuer sa consommation et attendre deux heures entre la supplémentation en fer et la consommation de thé.

Concernant les grands buveurs de thé vert (plus d’un litre par jour), consommant peu de fer d’origine animale (végétariens, végans), on recommande de boire son thé vert à distance des repas (une heure suffirait selon une étude publiée dans « The American Journal of Clinical Nutrition » en 2017 : https://academic.oup.com/ajcn/article/106/6/1413/4823172?login=true

Pourquoi le thé vert est-il bénéfique ?

Le thé vert contient de nombreux éléments actifs ayant des effets positifs sur l’organisme. Les principaux nutriments régulièrement mis en exergue par la communauté scientifique sont les flavonoïdes, l’acides aminé L-Theanine, la caféine, l’acide gallique et le fluor.

Les flavonoïdes du thé vert (une tasse de thé vert contient entre 150 et 300 mg de catéchines) auraient des actions antioxydantes et anti-inflammatoires, avec un effet préventif sur le cœur et le cerveau.

La L-théanine du thé est un acide aminé qui induirait une réduction du stress mental et physique et produit un effet relaxant. La théanine semble capable d’augmenter la concentration de sérotonine, de dopamine, les fameuses “hormones du bonheur”.

La caféine du thé, aussi appelé théine, a un effet notoire sur l’énergie physique et mentale. Les différents types de thés  possèdent des niveaux de caféines très différents qui varient selon de nombreux facteurs (période de récolte, maturité des feuilles, …)

Le thé vert aurait un effet sur la glycémie en raison des catéchines qui augmentent l’activité des récepteurs cellulaires et qui favorisent l’entrée du glucose dans les cellules, ce qui abaisse le taux de glycémie.

Des chercheurs ont publié des travaux dans The American Journal of Clinical Nutrition. Ils ont étudié la qualité du thé consommé par 75 000 femmes chinoises qui participent à une vaste enquête sanitaire. Selon cette étude, boire du thé, en particulier du thé vert, réduirait les risques de certains cancers du tube digestif, notamment ceux de l’estomac, de l’œsophage et du côlon. Après 11 ans de suivi, les chercheurs ont observé que boire régulièrement du thé vert réduirait de 17% le risque de tumeurs digestives. Le thé contient en effet des polyphénols qui pourraient inhiber le développement d’un cancer et bloquer les lésions de l’ADN cellulaire.

La caféine du thé améliorerait les performances sportives et la reconstruction musculaire

Une étude scientifique a démontré que la caféine améliore notablement les performances sportives. Elle permet aux sportifs d’endurance d’aller plus vite et de maintenir cette allure plus longtemps. L’ingestion de 3 à 9 mg de caféine par kilo de masse corporelle une heure avant la séance de sport améliore l’endurance. C’est l’équivalent de la quantité de caféine contenue dans une grande tasse de thé.

A force de parler thé, j’ai bien envie d’aller m’en préparer une bonne tasse ! Je vous donne pour un prochain article!

Sources :

https://www.kusmitea.com/fr/lexique-types-thes.html

Alternatives santé

X. Wang, F. Liu, J. Li, et coll., dans European Journal of Preventive Cardiology, janvier 2020.

https://www.thesdelapagode.com/13-thes-de-sante

« Habitual tea drinking modulates brain efficiency: evidence from brain connectivity evaluation ». Aging, 2019.

« Intake of Flavonoid-Rich Wine, Tea, and Chocolate by Elderly Men and Women Is Associated with Better Cognitive Test Performance », Journal of Nutrition, 2009

« Plastic Teabags Release Billions of Microparticles and Nanoparticles into Tea », Environ. Sci. Technol, sept 2019.

Le thé pour les nuls, Pierre Rival, 2017.

Alimentation santé, arthrose, articulation, Conseils santé, Le corps humain

Mes articulations craquent, c’est grave docteur?

Mes articulations craquent, c’est grave docteur?

Vous avez certainement déjà volontairement ou involontairement fait craquer vos articulations, en vous baissant ou en vous étirant comme un chat. Les bruits produits par nos articulations sont une source de questionnements pour beaucoup d’entre nous. Peu d’investigations ont été réalisées sur ces manifestations fréquentes alors qu’elles présentent potentiellement une implication clinique et parce qu’elles peuvent générer de l’anxiété. De nombreuses questions subsistent sur ce sujet, mais essayons d’y voir plus clair ensemble !

LES CRAQUEMENTS

Les bruits articulaires sont fréquents dans la population. Rarement douloureux, volontaires ou involontaires, ils peuvent être observer à tout âge. Il existe en effet très peu de recherches sur le sujet et donc peu d’évidences disponibles. Saviez-vous que les bruits articulaires sont communs à tous les mammifères ? Ils concernent 25 à 45 % de la population, aussi bien les hommes que les femmes. Rassurant, non ?

Prenons par exemple le craquement volontaire des doigts.

Il est brusque, audible, en général associé à une augmentation temporaire de l’amplitude articulaire. En d’autres termes, on crée un peu de place ! Généralement, il n’est pas possible de faire craquer 2 ou 3 fois de suite la même articulation : c’est ce qu’on appelle la période réfractaire.

Mais que se passe – t – il au moment du craquement ? c’est ce que plusieurs équipes de chercheurs ont essayé d’observer depuis le début du XXième siècle.

Dans la première étude publiée en 1947, Roston et Haines ont réalisé des radiographies d’articulations lors d’un craquement provoqué par une traction volontaire des doigts. Pour la première fois, les différentes séquences furent identifiées : initialement, les surfaces articulaires sont en contact rapproché ; ensuite elles s’éloignent l’une de l’autre si l’on applique une légère force. En augmentant la force appliquée, les surfaces résistent à la séparation jusqu’à un point critique où elles se séparent brutalement, produisant ce bruit si caractéristique. Juste après ce phénomène, les chercheurs ont observé sur radiographies, la formation d’une cavité gazeuse. Ils ont attribué le son produit à ce phénomène. De plus, ils ont identifié une période réfractaire de 10 à 20 minutes pendant laquelle il n’est plus possible de faire craquer l’articulation.

Craquement articulaire

En 2015, L’équipe de Kawchuk a enregistré successivement le craquement par traction de 10 articulations différents sur un sujet que nous espérons volontaire ! Les résultats révèlent systématiquement l’apparition d’une cavité gazeuse entre les articulations juste après le craquement, mais avec une variation de taille, de forme et de localisation. Cette bulle de gaz semble persister après l’émission du son. Cela conforte la théorie précédente et qui porte le savant nom de « tribonucléation ». Aucun « éclatement » de cette cavité en microbulles n’a été observé, et elle disparaît brutalement à l’arrêt de la traction. Cela impliquerait donc la présence de gaz dissous dans le liquide synovial (15 % de gaz dissous dont 80 % de dioxyde de carbone d’après Unsworth).

Vous vous demandez sûrement si faire craquer vos articulations les abîmes au bout du compte ? Est-ce que cela provoque de l’arthrose, comme on l’entend souvent dire ?

Récemment, l’équipe de Boutin a comparé 40 sujets asymptomatiques dont certains sont des craqueurs invétérés et d’autres non. Aucune différence clinique n’a été observé entre les deux groupes que ce soit l’amplitude articulaire des doigts ou la force de préhension. Seule une légère augmentation de l’amplitude articulaire juste après avoir « craqué » a été mise en évidence. Une étude similaire confirme ces résultats, sans différence de force de préhension entre les deux groupes, mais avec une augmentation significative de l’épaisseur du cartilage sur les deux mains des « craqueurs ».

Connaissez-vous le prix Ig Nobel ? C’est un prix parodique du prix Nobel décerné chaque année à dix recherches scientifiques qui paraissent loufoques ou insolites, mais qui peuvent amener secondairement à réfléchir.

Et bien ce bien a été décerné à Donald Unger en 2009. Pendant 50 ans, ce médecin allergologue a fait craquer quotidiennement les articulations des doigts de sa main gauche uniquement, pendant que celles de la main droite n’ont craqué que rarement et uniquement de manière spontanée. A la fin des cinquante années, aucune différence clinique ni radiologique entre les deux mains pouvant évoquer une potentielle atteinte arthrosique n’était retrouvée ! Rassurant, n’est-ce-pas ?

La revue médicale suisse a consacré un article intéressant sur ce sujet que je vous invite à lire si vous souhaitez d’avantages de précisions techniques. Il est notamment évoqué 3 études concernant la survenue d’arthrose des mains. Ces données semblent indiquer l’absence d’association entre le craquement régulier des doigts et l’apparition de l’arthrose. Rassurez-vous ! Une étude indique la survenue plus fréquente de gonflement des articulations avec l’âge et une baisse de la force de préhension chez certains craqueurs.

Grincements et crissements articulaires, une autre affaire!

Grincements, crépitements, crissements… ces petits bruits articulaires sont à distinguer du craquement dont nous parlions précédemment.

Ils correspondent à une sensation d’accrochage, de frottement ou de crissement audible et/ou ressenti à la palpation, parfois douloureux, provoqué par la flexion active ou passive d’une articulation. Ce signe clinique est principalement décrit au niveau de la rotule, mais sans données probantes chiffrées à disposition.

Toujours d’après la synthèse proposée par la Revue Médicale Suisse, les grincements de la rotule pourraient être un signe précoce d’arthrose et l’occasion de proposer des approches rééducatives préventives.

En résumé :

▪ Les craquements articulaires des doigts semblent être dus au phénomène de tribonucléation et ne paraissent pas provoquer d’arthrose

▪ Les bruits articulaires des genoux pourraient être un signe précurseur d’arthrose symptomatique

▪ Les grincements de la rotule seraient un possible signe précoce d’arthrose

▪ Les bruits articulaires ne devraient pas être banalisés

Accompagnement Naturopathique des troubles articulaires

Un nouveau regard sur l’arthrose

Le regard sur l’arthrose est en train d’évoluer. On a longtemps simplifié et réduit le phénomène de l’arthrose à l’usure du cartilage par frottement et en raison d’une sursollicitation ou d’une sollicitation mécanique inadaptée. Cette usure du cartilage entraîne la prolifération et la déformation du tissu osseux, l’inflammation de l’articulation et le développement des douleurs liées à l’arthrose. Certes, ces signes d’usure sont indéniables. Cependant, en réduisant l’arthrose à une mécanique grossière, on oublie que l’arthrose est également une modification de l’équilibre cellulaire. Comme le rappelle Jean Baptiste Talmont dans Alternatives Santé, on a eu trop tendance à comparer le corps humain à une machine en oubliant qu’il est avant tout un système biologique dont les tissus sont capables de se renouveler. Et effectivement, lorsque les circonstances le permettent, le cartilage atteint par l’arthrose peut se régénérer.

Autres points que j’aimerais souligner, le fait que l’arthrose soit associée à l’âge ne signifie pas qu’elle est causée par l’âge !

Accompagnement naturopathique de l’arthrose

De façon générale, pendant les crises : se mettre au repos et éviter de porter des charges lourdes sont des incontournables.

En correction de terrain, il faudra être patient et compter au moins six mois pour ressentir des améliorations durables !  Les axes de travail pourront porter selon les cas sur la digestion/malabsorption intestinale, rééquilibrage alimentaire, couple foie/intestin, l’acidification du terrain…

Bref à chacun sa cure !

Sources et remerciements :

https://www.revmed.ch/RMS/2017/RMS-N-569/Mes-articulations-craquent-c-est-grave-docteur-Les-bruits-articulaires-en-question

Alternatives Santé

Image par Gundula Vogel de Pixabay

Image par 👀 Mabel Amber, who will one day de Pixabay

Alimentation santé, Conseils santé, Le corps humain

Comment favoriser la neurogenèse?

Neurone (Image par Colin Behrens de Pixabay)

Pendant longtemps, il a été considéré que le cerveau humain était incapable de fabriquer de nouveaux neurones d’où l’épée de Damoclès de la sénilité lorsque l’on vieillit. Après de nombreux débats passionnés, nous savons désormais que l’être humain conserve une certaine aptitude à fabriquer de nouveaux neurones (neurogénèse) même chez le sujet âgé. Cette capacité serait limité à l’hippocampe. Voyons ensemble comment favoriser ce processus !

En l’état des connaissances actuelles, certaines pratiques semblent favoriser la neurogénèse. La première consiste à pratiquer régulièrement le jeûne intermittent ou une mono-diète. Espacer les repas stimulerait le cerveau et l’expression de certains gènes impliqués dans la neurogénèse.

Le saviez-vous ? 60 % de la masse sèche du cerveau est constituée de lipides  !

On comprend mieux pourquoi un apport équilibré et varié de « bons acides gras » sera profitable au cerveau. Le DHA (acide docosahexaénoïque) en particulier aide à limiter la destruction des formations neuronales. Certains aliments sont particulièrement riches en DHA : le foie de morue, les maquereaux et sardines et certaines huiles d’algues pour les vegans.

La consommation régulière de polyphénols favorise la libération d’un facteur de croissance (IGF-1 Insulin-like growth factor 1) dans l’hippocampe et stimule la neurogénèse. Les sources alimentaires de polyphénols ont de quoi réjouir les papilles des plus gourmands : chocolat noir, thé vert, vin rouge BIO et sans sulfites de préférence, graines de lin fraîchement moulues, persils frais, fraises, abricots, pommes, raisins…

Un autre aspect à ne pas négliger est le sommeil. Dormir peu ou mal est ce qui limite le plus la neurogénèse. Retard d’endormissement, décalage de phase, réveils nocturnes, apnées du sommeil, jambes sans repos… De nombreuses voies d’améliorations existent, alors n’hésitez pas à vous faire accompagner !

Pratiquer la méditation, ou d’autres techniques donnant accès à des états de conscience modifiée, permet au cerveau de générer des ondes alpha. Le rythme alpha a une fréquence comprise entre 7,5 et 12,5 hertz. Il se produit chez une personne éveillée, les yeux fermés, détendue. Il apporte une sensation de bien-être, amène à un niveau de conscience plus profond. Les ondes alpha sont également propices à la fabrication de nouveaux neurones!

N’oublions pas le jeu et les apprentissages ludiques qui stimulent dans la bonne humeur et SANS PRESSION nos capacités cognitives. N’est-il pas plaisant, à tout âge, d’apprendre de nouvelles choses et d’évoluer ! De faire des jeux de société entre amis ou en famille ou de savourer des moments solitaires devant ses mots fléchés?

Alimentation santé, Conseils santé, cosmétiques naturels, Femme, Grossesse et maternité, Huiles essentielles, massage, peau

L’huile de ricin

Vertus et usages traditionnel de l’huile de ricin

Le ricin (Ricinus communis) appartient à la famille des euphorbes. C’est une magnifique plante annuelle qui aime les climats chauds comme le pourtour méditerranéen! Traditionnellement, c’est l’huile extraite des graines qui est utilisée.

Au 18ième siècle, l’huile de ricin est le purgatif le plus populaire en France. A cette époque, un adulte prenait 5g d’huile dans un jus pour un effet laxatif et 15g pour un effet purgatif. Cet usage est désormais déconseillé car la purge est jugée violente.

Autres usages

Force est de constater que le succès de l’huile de ricin à travers le monde provient essentiellement de son action sur la pousse des cheveux, dont elle freine aussi la chute. Elle est traditionnellement conseillée pour renforcer les cils et les ongles. Son principe actif, l’acide ricinoléique, stimule les prostaglandines situées au niveau du cuir chevelu. Pour donner un coup de fouet à la pousse, appliquez-la en masque sur les racines de vos cheveux pendant 20 minutes avant votre shampooing habituel. Sur les longueurs, elle renforce la fibre capillaire et répare les cheveux secs et fourchus. Vous pouvez aussi profiter de ses vertus anti-inflammatoires cutanées!

Le grande guide le l’aromathérapie et des soins beauté naturels propose une recette pour atténuer le disgracieux masque de grossesse : 3 ml d’huile de ricin + 1 ml d’huile essentiel de céleri + 1ml d’huile essentiel de carotte. Appliquer le mélange chaque soir, selon les précautions d’usage habituelles.

Sources :

Le petit Larousse des plantes qui guérissent

Alternatives Santé et Plantes et Santé