agriculture biologique, Alimentation santé, cancers, Conseils santé, cosmétiques naturels, Grossesse et maternité, perturbateurs endocriniens

Comment se protéger des perturbateurs endocriniens?

Bonjour à toutes et tous. C’est avec plaisir que je vous retrouve cette semaine pour aborder le sujet des perturbateurs endocriniens.

Les perturbateurs endocriniens regroupent une vaste famille de composés, capables d’interagir avec le système hormonal. Ainsi, ces composés affectent potentiellement différentes fonctions de l’organisme : métabolisme, fonctions reproductrices, système nerveux…

Les sources d’exposition sont nombreuses et difficiles à maîtriser. Les conséquences biologiques de ces expositions sont quant à elles encore mal appréhendées et complexes à étudier. C’est pourquoi l’étude des perturbateurs endocriniens représente aujourd’hui un enjeu majeur pour le corps médical et les pouvoirs publics.

Voici quelques chiffres disponibles sur le site « Santé Publique France » :

  • On dénombre actuellement 800 substances qui ont des propriétés de PE avérées ou suspectées
  • 99% des femmes enceintes en France sont imprégnées de phtalates !

Je vous propose de faire le point sur cette problématique :

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien (PE) ?

Selon la définition de l’OMS, un « perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange de substances, qui altère les fonctions du système endocrinien et de ce fait induit des effets néfastes dans un organisme intact, chez sa progéniture ou au sein de (sous)-populations »

L’INSERM donne cet éclairage sur ce que l’on appelle le système endocrinien : celui-ci regroupe les organes qui sécrètent des hormones : thyroïde, ovaires, testicules, hypophyse… Il libère ces médiateurs chimiques dans la circulation sanguine, pour agir à distance sur certaines fonctions de l’organisme comme la croissance, le métabolisme, le développement sexuel, le développement cérébral, la reproduction… Il s’agit donc d’un système de communication entre organes. Les perturbateurs endocriniens altèrent le fonctionnement de ce système en interagissant avec la synthèse, la dégradation, le transport et le mode d’action des hormones. Ces molécules se caractérisent donc par un effet toxique non pas direct, mais indirect, via les modifications physiologiques qu’elles engendrent.

Perturbateurs endocriniens

Selon le produit considéré, ils vont :

  • modifier la production naturelle de nos hormones naturelles (œstrogènes, testostérone, HT) en interférant avec leurs mécanismes de synthèse, de transport, ou d’excrétion
  • mimer l’action de ces hormones en se substituant à elles dans les mécanismes biologiques qu’elles contrôlent
  • empêcher l’action de ces hormones en se fixant sur les récepteurs avec lesquels elles interagissent habituellement

La liste de substances suspectées de ce type d’effets est modifiée régulièrement en fonction de la production de nouvelles connaissances. Parmi les 800 PE actuellement répertoriées, on retrouve :

-Certains pesticides (organochlorés, fongicides, herbicides) dont le fameux glyphosate !

-Des plastifiants (phtalates, Bisphénol A), des retardateurs de flamme (PBDE), des revêtements (PFAs)

Des médicaments : Distilbène (utilisé en prévention des fausses couches de 1940 à 1977), des anti-douleurs (paracétamol, AINS, aspirine), des antidépresseurs (Fluoxétine)

-Les dioxines, furanes, PCB,

-Certains produits d’hygiène : il y a le fameux Triclosan utilisé depuis plus de 30 ans comme anti-bactérien, antifongique, antiviral, antitartre et agent de conservation…vous aurez compris qu’on le retrouve dans les dentifrices et cosmétiques. Il y a également le parabène ou les pyréthrinoïdes que l’on retrouve dans les shampooings anti-poux et les traitements anti-puces.

Quels sont les dangers pour la santé et l’environnement ?

Les perturbateurs endocriniens sont suspectés de contribuer à de nombreuses pathologies chroniques ou du développement. Face à ces enjeux de santé publique, une stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE) a été mise en place en France depuis 2014.

Notons également qu’un réseau multidisciplinaire baptisé Human Reproductive health and Global Environment Network (HURGENT) a été créé dans le but de concevoir un système européen de surveillance des indicateurs de santé reproductive.

Les indicateurs retenus pour cette surveillance de la population sont : les cancers de la prostate et du sein, le ratio entre les sexes F et M, l’endométriose et les fibromes utérins, la puberté précoce et les modifications des taux d’hormones de reproduction et les troubles de la fertilité.

Le syndrome de dysgénèse testiculaire est également surveillé avec notamment les malformations du penis, la non-descente des testicules dans l’enfance ou encore une qualité de sperme diminuée

Evidemment, à l’énumération de cette liste, on comprend bien qu’il est difficile d’échapper à l’exposition aux PE puisqu’on les retrouve presque partout ! Mais alors, que faire en attendant que la réglementation évolue  ??? Je vais bien évidemment vous donner quelques conseils !

Comment réduire son exposition aux PE ?

  • Tout d’abord, 80% de l’exposition aux perturbateurs endocriniens se fait par le biais de l’alimentation  et vous avez un pouvoir d’action sur vos choix alimentaires :

-Renoncer aux préparations industrielles et privilégier définitivement les aliments biologiques, de proximité (sans agent de conservation) et frais plutôt que transformés. A défaut, vous pouvez éplucher vos fruits et légumes pour réduire votre exposition.

-éviter également les boîtes en plastique pour conserver vos plats au réfrigérateur ou les réchauffer au micro-onde !

-Quand un produit n’existe que sous forme emballée (lait de vache, lait végétal, jus de fruits, yaourt, fromage, charcuterie, plat préparé), préférer le verre à tout autre contenant : la plupart des PE migrent facilement dans la graisse, et ce transfert est d’autant plus important que le contact avec l’aliment est prolongé.

– De même, bannir les conserves et les cannettes dont la surface intérieure est revêtue d’un film plastique.

– Limiter la consommation des produits dérivés du soja (une portion une à deux fois par semaine) et préférer le soja lactofermenté : leur excès expose à une hypothyroïdie notamment. Les produits dérivés du soja non fermenté contiennent des inhibiteurs de la digestion. Ils renferment aussi de l’acide phytique, substance qui a pour effet de réduire considérablement l’absorption des minéraux indispensables (zinc, cuivre, magnésium, calcium, fer).

-Si vous en consommez, je vous conseille de limiter la viande rouge et de charcuterie à 200 g par semaine et celle des produits laitiers à une portion par jour, en veillant à ce qu’ils soient issus de la filière bio, car ceux-ci sont beaucoup moins imprégnés de dioxines.

Sachez que c’est dans la graisse que l’on va retrouver majoritairement les PE donc avant de cuire la viande, en ôter la graisse, car il n’est jamais exclu qu’elle recèle des traces de PE.

-Du fait de l’extrême pollution de l’océan par les métaux toxiques et les PE, consommer de préférence :

Des poissons à la chair foncée (riches en oméga-3) et de petite taille (100 g trois fois par semaine), car la teneur de leur chair en polluants est nettement plus faible : anchois, hareng, maquereau, pilchard et sardine

  • Vigilance sur le choix des cosmétiques et dentifrice.

En effet, plus de la moitié des cosmétiques contiennent des perturbateurs endocriniens. Là encore, « les labels bio sont à privilégier. Ils ne sont pas parfaits, mais reposent sur un cahier des charges plus strict ».

Notez que « Le vernis à ongles est le produit cosmétique qui contient le plus de perturbateurs endocriniens susceptibles de passer dans l’organisme », Selon une étude d’octobre 2015 et réalisée par des chercheurs de l’université de Duke (Etats-Unis). Il s’agit notamment du triphenyl phosphate (TPHP) utilisé pour rendre le vernis plus souple et améliorer sa tenue. Il passe sous la peau, jusqu’à se retrouver à une concentration élevée dans les urines jusqu’à 14 heures après la pose du vernis.

Lingettes, crème et lait pour le lange, eau nettoyante… Une enquête de 60 Millions de Consommateurs révèle que de nombreux produits de soin destinés aux jeunes enfants ne respectent pas les recommandations sanitaires et contiennent encore certaines substances toxiques et des perturbateurs endocriniens.

Les bébés sont particulièrement vulnérables et pour les protéger il est recommandé de privilégier les produits labélisés (Cosmébio, Ecocert, Nature & Progrès…) sans parfum, parabènes, etc. La liste complète des marques à éviter est dans le magazine 60 Millions de consommateurs n°498. Vous pouvez aussi fabriquer votre propre cosmétique avec des ingrédients simples et peu couteux ! Par exemple, le liniment utilisé pour nettoyer les fesses de votre bébé n’est autre que de l’eau de chaux, de l’huile d’olive et de la cire d’abeille !

  • Nettoyer votre maison à l’ancienne !

Pour limiter son exposition aux perturbateurs endocriniens, rien de tel qu’un bon ménage de printemps. Et côté entretien de la maison, la solution tient en trois ingrédients : vinaigre blanc, bicarbonate de sodium et savon noir. Pour des taches plus incrustées, par exemple, vous pouvez utiliser de l’eau plus chaude, ou prendre du savon noir lorsqu’il s’agit de dégraisser.

Aérer votre maison tous les jours, même l’hiver, plutôt que de diffuser un parfum synthétique ou un désodorisant.

Eviter également les revêtements plastifiés pour le sol et les murs. Ces revêtements risquent de contenir des phtalates. Pour les meubles, enfin, il faudrait idéalement préférer le bois brut sans vernis.

  • Vigilance sur le choix des vêtements et des jouets

Certains produits, comme le pentachlorophénol, ne sont pas autorisés dans l’Union européenne mais se retrouvent tout de même sur les textiles.

Premier conseil : « Lavez vos vêtements avant de les porter pour la première fois. » Même lorsque vous privilégiez les fibres naturelles et biologiques car « le coton peut être bio mais la teinture polluante ».

Pour les jouets, comme le dirait Florence Foresti, préférez-les en bois d’arbre ! autrement dit brut, non vernis. S’ils sont en plastique, veillez à ce qu’ils portent la mention « sans PVC » ou « sans phtalates » Autres astuces, laissez-les s’aérer pendant plusieurs jours avant de les donner à votre pitchou.

Voilà pour cette note d’informations. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les adresser sur mon site internent.

Sources :

Santé Public France, le magazine Alternatives Santé, Site de l’INSERM

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Des nanoparticules dans les médicaments!

Connues sous le code E171, le dioxide de titane est utilisé dans l’industrie agroalimentaire et cosmétique pour blanchir et intensifier la brillance des bonbons, crèmes, dentifrices ou médicaments. Le gouvernement prévoit de suspendre d’ici la fin de l’année 2019, l’utilisation des nanoparticules comme additif alimentaire.

Conclusions de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique)

Des chercheurs de l’Inra et leurs partenaires ont étudié les effets d’une exposition orale au dioxyde de titane, un additif alimentaire (E171) utilisé de façon courante, en confiserie notamment. Ils montrent pour la première fois chez l’animal que le E171 pénètre la paroi de l’intestin et se retrouve dans l’organisme. Des troubles du système immunitaire liés à l’absorption de la fraction nanoparticulaire de l’additif ont été observés. Par ailleurs, les chercheurs montrent qu’une exposition orale chronique au E171 induit de façon spontanée des lésions prénéoplasiques dans le côlon, un stade non malin de la cancérogenèse, chez 40% des animaux exposés. De plus, le E171 accélère le développement de lésions induites expérimentalement avant exposition. Ces résultats témoignent d’un effet initiateur et promoteur des stades précoces de la cancérogenèse colorectale, sans toutefois permettre d’extrapoler ces conclusions à l’Homme et pour des stades plus avancés de la pathologie. Ces résultats sont publiés dans Scientific Reports le 20 janvier 2017.

Concernant les médicaments

Des nanoparticules dans les médicaments

D’après l’alerte lancée par l’association 60 millions de consommateurs, 6 médicaments couramment utilisés contiennent des nanoparticules : Efferalgan, Nurofen, Spasfon, ZYRTECSET, Doliprane Enfant poudre, Euphytose. A cette liste, s’ajoute d’autres médicaments en lien avec les troubles Cardio-vasculaire : Brilique, Atovastatine.

Or, le dioxyde de titane semble faire partie des excipients, c’est-à-dire des ingrédients qui ne jouent aucun rôle thérapeutique. Ce colorant est-il pour autant indispensable dans ces médicaments ? On est en droit de se poser la question.

Le projet de loi destinée à suspendre l’utilisation des nanoparticules comme additif alimentaire ne concerne pas leur usage comme excipient dans les médicaments.

Si vous êtes concernés, n’arrêtez pas pour autant votre traitement en cours. Je vous invite à vous rapprocher de votre médecin pour trouver un générique dépourvu de nanoparticules et adapté à votre pathologie

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Le smecta déconseillée pour les enfants de moins de 2 ans

Qu’est ce que le SMECTA?

Argile

L’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) le décrit comme un médicaments à base d’argile dans le traitement symptomatique de la diarrhée aiguë chez l’enfant. Je préciserai qu’il s’agit de diosmectite (silicilate double d’aluminium et de magnésium).
Par sa structure en feuillets et sa viscosité plastique élevée, elle possède un pouvoir couvrant important de la muqueuse digestive. En interagissant avec les glycoprotéines de mucus, elle augmente la résistance du gel muqueux adhérent face aux agresseurs.

Origine du danger

Les argiles obtenues par extraction du sol, peuvent contenir des Eléments Traces Métalliques (anciennement appelés métaux lourds) présents dans l’environnement, tel que le plomb.

De nouvelles recommandations internationales ont été publiée dans la directive sur les impuretés élémentaires présentes dans les produits pharmaceutiques ( Directive ICH-Q3D ) sur les seuils de métaux lourds acceptables dans les médicaments. La valeur attribuée au plomb est de 5 µg/j par voie orale (Exposition Journalière Admissible).

Par conséquence, l’ANSM a demandé aux laboratoires commercialisant des médicaments à base d’argile de s’assurer de l’absence de risque de passage de plomb dans le sang chez les patients traités, et plus particulièrement chez les enfants. En réponse, le laboratoire IPSEN Pharma qui commercialise le SMECTA a fourni une étude clinique, dont les résultats indiquent qu’il n’existe pas de risque de passage de plomb dans le sang chez les adultes traités par Smecta®  (diosmectite) pendant 5 semaines. Ce risque ne peut être exclu chez les enfants de moins de 2 ans. Qu’en est – il des personnes qui en consomme très régulièrement sur du long court pour des désordres intestinaux chroniques?

Dans le même sens, l’utilisation de Smecta® , ou de son générique, n’est pas recommandée chez la femme enceinte ou allaitante.

Service Médical Rendu

Dans l’avis du 7 février 2018, la Commission de la Transparence indique que le SMECTA 3g a un service rendu faible à modéré comme vous pouvez le lire dans l’illustration ci-après :

On peut s’interroger sur l’utilité de la prise de ce médicaments au regard de l’efficacité annoncée…

En cas de diarrhée aiguë, l’adaptation du régime alimentaire et une bonne hydratation pourront apporter une amélioration de l’état. L’usage de certaines souches de probiotiques également. Je vous conseille de vous rapprocher de votre médecin ou praticien de santé.

Source :

https://www.ansm.sante.fr

Vidal.fr

Directive ICH Q3D

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Manger cru ou cuit?

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A la question « Faut – il manger cru Mme EL FATHI? » je réponds… tout dépend!

Comme souvent, tout dépend de notre capacité digestive, de notre terrain et des habitudes alimentaires que nous avons prises. Cependant, j’aimerais aborder les travaux de Paul Kouchakoff dans les années 30 à l’Institut de Chimie clinique de Lausanne.

La leucocytose digestive

Paul Kouchakoff a simplement constaté que l’absorption d’un repas composé exclusivement d’aliments cuits et/ou de conserves (stérilisées) provoquait, dans l’heure suivante, une hyperleucocytose sanguine massive : le nombre de globules blancs pouvait doubler. La leucocytose ne redevenait normale qu’après quelques heures. Mais, chose encore plus étonnante, cette hyperleucocytose ne se produisait pas si le repas comportait une fraction importante d’aliments crus, ou, a fortiori, s’il était intégralement cru.

Ces travaux, qui n’ont rien perdu de leur actualité, permettent de considérer notre approche alimentaire pour le bien être de notre système immunitaire.

Détail de l’expérience

Le travail publié en 1928, puis en 1930, repose sur 1787 analyses de sang effectuées sur une vingtaine de patients des 2 sexes, enfants et adultes, en bonne santé. Le sang était recueilli en piquant la pulpe des doigts, différent à chaque piqûre.

Après un petit déjeuner composé d’un lait chocolaté et de pain beurrée, le nombre de globules blancs passe de 7000 à jeun à 8000 après 10 min et 13 000 après 30 minutes. Le retour à 7000 s’observe 1h30 après le repas. En outre, la formule leucocytaire change considérablement en atteignant son maximum après 10 mn.

Le chercheur explique que, quand nous mangeons des aliments cuits, notre corps réagit face à l’altération des cellules lors de la cuisson comme s’il s’agissait d’une menace.

Affinant ses analyses, Kouchakoff constate les phénomènes suivants :

 – si ce petit déjeuner est suivi toutes les demi-heures d’un grignotage de produits cuits, chaque ingestion provoquera une leucocytose qui s’ajoutera à la précédente,

– cette réaction apparaît 3 à 5 mn après l’ingestion, dès que l’aliment se trouve en contact avec la paroi stomacale,

– le vin, le sucre, le vinaigre…déclenchent une leucocytose,

– certaines bactéries annihilent cette réaction, comme c’est le cas pour le lait caillé, le yaourt et les fromages.

– un produit cru avec un aliment cuit entraîne une leucocytose, mais pas de modification de la formula leucocytaire.
En conclusion,

Pour éviter de fatiguer votre système immunitaire, je vous recommande donc de respecter la tradition de commencer son repas par une crudité!

 

Sources :

http://www.lesfiches-santenaturelle.com

« The Influence of Food Cooking on the Blood Formula of Man », Kouchakoff Paul

 

 

Alimentation santé, conférence et atelier, Conseils santé, massage, Perte poids

Cadeaux de Noël

Chers tous,

Parce que je souhaite à chacun d’être acteur de sa bonne santé, voici quelques idées cadeaux pour noël!

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Forfait Découverte : 

1 bilan Naturopathie (1h) + 1 séance de luminothérapie (15 min) : 60 euros

1 bilan iridologique (40 minutes) : 40 euros

Forfait Détente : 

1 bilan Naturopathie (1h) + 1 massage californien (1h) + bougie Hopi (30 min) : 120 euros

Forfait Perte de poids : 

1 bilan Naturopathie (1h) + 2 drainages lymphatiques technique VODDER (2 x 1h) + 2 massages palper-rouler (2×30 minutes) : 220 euros

Atelier de transformation / préparation à base de plantes (2h)

Groupe de 3 personnes : 90 euros (soit 30 euros/personne)

Groupe de 5 personnes : 125 euros (soit 25 euros/personne)

A la carte 

En groupe ou en individuel, vous pouvez me contacter pour toute demande de renseignements et de tarifs.


Possibilité de paiement en ligne :

Small Buy Now Button 

 

agriculture biologique, Alimentation santé, cancers, risques

Moins de cancers observés chez les consommateurs réguliers d’aliments BIO?

En 2015, l’Agence Internationale de recherches contre le Cancer a classé 3 pesticides agricoles comme des agents probablement cancérogènes (Classification CIRC : groupe 2A). Il s’agit du glyphosate, du malathion (associé au cancer de la prostate) et du diazinon (associé au cancer du poumon). Ces 3 produits chimiques sont également associés au cancer du système lymphatique.

Or, la principale source d’exposition de la population aux pesticides est la voie alimentaire. Aux USA, 90 % de la population présentent des traces détectables de pesticides dans les urines et le sang!

Des essais croisés ont montré que le passage à une alimentation issue de l’agriculture biologique permet de réduire les concentrations urinaires de pesticides, ce qui souligne la voie d’exposition par l’alimentation comme pertinente.

Une étude réalisée en France montre une diminution du risque de cancer observée chez les consommateurs d’aliments bio. Voici les grandes lignes de cette études : 

  • 68 946 adultes dont 78 % de femme et 22% d’homme, moyenne d’âge 44 ans
  • Références de 16 produits BIO alimentaires
  • Fréquence de consommation entre le 10 mai 2009 et le 30 novembre 2016 : Jamais, occasionnelle, souvent
  • Un score a été attribué : de 0 à 32 points

Au cours des 7 années de suivi (2009-2016), 1 340 nouveaux cas de cancers ont été enregistrés et validés sur la base des dossiers médicaux. Une diminution de 25% du risque de cancer (tous types confondus) a été observée chez les consommateurs « réguliers » d’aliments bio comparés aux consommateurs plus occasionnels.

Plusieurs hypothèses pourraient expliquer ces données :

  • la présence de résidus de pesticides synthétiques beaucoup plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus d’une agriculture conventionnelle, comparés aux aliments bio.
  • des teneurs potentiellement plus élevées en certains micronutriments (antioxydants caroténoïdes, polyphénols, vitamine C ou profils d’acides gras plus bénéfiques) dans les aliments bio.

Les conclusions de cette étude doivent être confirmées par d’autres investigations conduites sur d’autres populations d’étude, dans différents contextes. Néanmoins, ces résultats soutiennent les recommandations du Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) émises en 2017 pour les futurs repères alimentaires du Programme National Nutrition Santé (PNNS) visant à privilégier les aliments cultivés selon des modes de production diminuant l’exposition aux pesticides pour les fruits et légumes, les légumineuses et les produits céréaliers complets.

A ces études s’ajoutent les résultats d’analyses effectués par « Eau Bretagne ». L’un des objectifs de l’étude était de quantifier le nombre de molécules de la famille des triazines et des insecticides organophosphorés retrouvés dans les urines de femmes enceintes. Ce graphique décrit le pourcentage d’urines pour lesquelles 1 à 28 molécules sur les 52 analysées ont été détectées.

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Nombre de pesticides organophosphorés retrouvés dans les urines de femmes enceintes

Les résultats de l’étude Pélagie réalisée en Bretagne entre 2002 et 2006 montrent qu’environ 40 % des femmes enceintes ont 6 à 9 résidus de pesticides phosphorés dans leurs urines, 15 % entre 10 et 11 molécules… Seulement 1,8% des femmes enceintes testées ont montré l’absence de résidus de pesticides phosphorés dans leurs urines. Cela donne matière à réflexion sur notre mode de production alimentaire…

Sources :

Organic Foods for Cancer Prevention—Worth the Investment? JAMA international Medecine, 22 octobre 2018

Moins de cancers chez les consommateurs d’aliments bio

http://www.observatoire-eau-bretagne.fr/Media/Donnees/Donnees/Nombre-de-molecules-de-pesticides-analysees-dans-les-urines-des-femmes-enceintes-en-Bretagne/%28categorie%29/29403

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La vitamine D

Un peu d’Histoire :

tournesol_vitamineDLa vitamine D a été mise en lumière par le rachitisme, maladie affectant la calcification osseuse chez les enfants des régions faiblement ensoleillées. Au début du 19ième siècle, des médecins découvrent les propriétés préventives et curatives de l’huile de foie de morue sur le rachitisme. Cette huile est riche en vitamine D. Ce n’est qu’au 20ième siècle que la vitamine D est isolée.

Qu’est ce que la vitamine D :

Le terme vitamine D, également appelée calciférol, regroupe en réalité plusieurs molécules dérivées des stérols (famille du cholestérol) :

Vitamine D2 = ergocalciférol Vitamine D3 = cholécalciférol Le calcitriol

Sources de vitamine D :

vitamine_DApports journaliers recommandés : 15 microgrammes

Sources alimentaires : Huile de foie de morue, anguille, huiles de poisson, œufs, certains beurre…

Sources endogènes :

Notre organisme fabrique lui-même une partie de la vitamine D dont il a besoin, à partir d’un précurseur du cholestérol et en présence d’UVB.  Cependant, notre corps a besoin que certaines conditions soient respectées pour pouvoir effectuer cette synthèse :

  1. la longueur d’onde du rayonnement solaire doit être comprise entre 290 et 315 nanomètre. Autrement dit, en France cela est possible du printemps à l’automne, sur la tranche horaire 12h – 15h.
  2. On considère que s’exposer au soleil sans crème solaire 15 à 30 min par jour , à partir du printemps et jusqu’à l’automne, sont nécessaires pour couvrir les besoins de la plupart de la population. Cette exposition est à ajuster selon le type de peau de chacun et ne doit pas faire rougir. Les personnes qui ont une peau clair synthétise « plus rapidement » la vitamine D que les personne  ayant une peau foncée.

 

On comprend mieux pourquoi la déficience en vitamine D est aujourd’hui reconnue comme une pandémie. En France, 80 % de la population est concernée. En effet, peu d’aliments en contiennent et ils ne suffisent pas à couvrir les besoins surtout en période hivernale lorsque l’ensoleillement est au plus bas.

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Prochain Stage : « Se préparer à l’hiver »

Caroline, professeur de Yoga et Malika Cécile, Naturopathe Iridologue, vous accueilleront au cours de ce week-end du 19 au 21 octobre 2018. Il vous sera proposer d’associer plusieurs techniques afin de renforcer les défenses de votre organismes avant l’hiver, selon le programme ci-dessous.

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Programme du stage

addiction, Alimentation santé, Perte poids

Addiction au sucre

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Addiction au sucre

Le sucre flatte nos papilles, nous stimule et est souvent présenté comme une récompense. Pourtant, la consommation excessive de sucres dits « rapides » et d’aliments à indice glycémique élevé est responsable de nombreuses maladies chroniques : surpoids, troubles métaboliques avec explosion des cas de diabète de type II, maladies inflammatoires, risque cardiovasculaire, caries… Et pourtant, nous avons une envie d’y revenir encore et encore.

L’industrie agro-alimentaire utilise d’ailleurs bien notre tendance à l’addiction au sucre! Le sucre ajouté se cache dans un large éventail de produits alimentaires : céréales du petit déjeuner, dessers lactés, sodas, mais aussi de nombreux plats salés comme les soupes en boîte, sauces, plats cuisinés, pizzas surgelés, biscottes, biscuits apéritif, sandwichs, charcuterie… 

  • Sucres rapides, Indice glycémique :

On a longtemps considéré les sucres simples comme étant rapidement dégradés par les enzymes digestives, d’où leur surnom de sucres rapides, à l’opposé des sucres complexes, digérés plus lentement du fait de leur grande taille, donc considérés comme sucres lents.

Cependant, il s’avère plus pertinent de classer les sucres selon leur pouvoir glycémiant, c’est-à-dire leur capacité à faire varier la glycémie et la sécrétion d’insuline.

aliments-index-glycemique


C’est ainsi qu’est apparue la notion d’index glycémique :

  • Index glycémique > 60 = index glycémique élevé = forte libération d’insuline = sucre rapide
  • Index glycémique < 40 = index glycémique bas = faible sécrétion d’insuline = sucre lent

Enfin, chaque sucre se voit attribuer un pouvoir sucrant, représentant sa capacité à donner une impression de goût sucré.

  • Addiction ?
addiction

Pour rehausser le goût, conserver, assouplir, croustiller, colorer, améliorer la texture, fermenter… les industriels jugent ces ajouts de sucres indispensables.

Or, il est montré que plus on consomme de sucre, moins les récepteurs à la dopamine sur lesquels il agit, nous donnant cette sensation de plaisir, sont réactifs ; il faudra donc en augmenter les quantités ! Cet effet s’ajoute au fait que le sucre affole notre glycémie ou taux de sucre dans le sang, ce qui provoque « l’effet hypo » bien connu quand la glycémie redescend brutalement avec une sensation de malaise et des fringales de sucré. Un cercle vicieux !

Trop de glucose dérègle le métabolisme : un apport régulier et excessif de glucose oblige le pancréas à secréter toujours plus d’insuline. Nos cellules réagissent et le nombre de récepteurs à insuline diminue sur leurs membranes : on parle de « résistance à l’insuline ». Le pancréas doit produire de plus en plus d’insuline pour que le glucose soit utilisé… A la longue, se met en place un diabète de type 2 avec un taux élevé de sucre dans le sang aux effets délétères !

Sources de glucoses : Pains, biscuits, sauces, boissons de l’effort

  • Le cas du fructose ajouté

Dans les produits transformés, le fructose est présent sous la forme de sirop de glucose-fructose. Ce sirop est obtenu par hydrolysation d’un ingrédient de base bon marché, l’amidon de maïs, via différents procédés industriels. Sources de fructoses : jus de fruit, certaines compotes, glaces, biscuits, confitures, pâtisseries industrielles

Son métabolisme est très différent de celui du glucose : sa prise en charge par le foie aboutit à la formation d’acide urique et produit des enzymes qui favorisent la production de triglycérides dans le sang (facteur de risque d’athérosclérose), l’augmentation des graisses dans le foie (risque de stéatose ou « foie gras ») et leur stockage notamment au niveau abdominal. Sa consommation chronique conduit à de l’hypertension, à une résistance à l’insuline plus rapide qu’avec le glucose, à un surpoids, voire à une obésité, au syndrome métabolique, au diabète et à une stimulation du circuit de la récompense et au désir de s’alimenter.

Il ne faut pas confondre le fructose ajouté à l’alimentation et le fructose naturellement présent dans les fruits et les légumes! En effet, lorsqu’on mange des fruits ou des légumes, l’absorption du fructose au niveau intestinal est nettement ralentie par les fibres. De plus, ils contiennent des antioxydants et phytonutriments naturels bénéfiques. Leur teneur maximale en fructose est de 10 gr en moyenne pour les fruits, 4 gr pour les légumes. Ainsi, il n’est pas possible de dépasser les capacités du foie à métaboliser le fructose des fruits/légumes.

  • Comment se libérer d’une addiction au sucre : 

Être accro au sucre n’est pas lié à vos états émotionnels mais à un désordre biologique orchestré par vos hormones et vos neurotransmetteurs (messagers du cerveau) qui se nourrissent de sucre. Plus vous leur en donner plus ils en redemandent.

L’OMS recommande de ne pas dépasser 25g de sucre / j  :

Pour montrer le difficulté, voici quelques repères :

25 g sucre / j = 1barre chocolatée ou 3 portions de corn flakes ou 3 cuillères à café de pâte à tartiner

Il existe plusieurs approchent pour se libérer d’une addiction. La première étape reste toujours d’avoir pris la décision. Ensuite, je vous conseille de vous faire accompagner par un professionnel de la santé qui pourra vous proposer un programme personnalisé.

  • Sources et remerciements : 

Observatoire des aliments

Nutergia

Conférence-Débat Grand Public le jeudi 19 mars 2015 – « Le sucre, chronique d’un tueur en série » – Professeur Vincent Castronovo

Alimentation santé, Conseils santé, Perte poids

Perdre du poids

A l’approche des beaux jours et à l’idée de se mettre en maillot de bain, certains commencent à se dire qu’il serait bien de perdre quelques kilos… Au delà de l’aspect esthétique, les conséquences sur la santé sont connues : hypertension artérielle, diabète, douleurs articulaires, …

Lorsqu’un consultant me demande mon avis, je lui déconseille les régimes basés sur la privation / restriction alimentaire et je m’explique dans les lignes qui suivent.

 

monodiet
Retrouver un poids idéal

Il me semble préférable de perdre 4 kilos sur 6 mois et rééquilibrer l’organisme plutôt que de perdre 4 kg en 1 mois et favoriser des mémoires du corps : en réponse à la privation, l’organisme peut s’adapter et limiter les dépenses d’énergies pour faire face à d’éventuelles privations futures.

Pour les personnes qui rencontrent des difficultés à retrouver un poids idéal, il semble intéressant de se pencher sur le métabolisme de base. Le métabolisme de base peut être résumé au nombre de calories que le corps consomme au repos. Il correspond à environ 70 % de nos dépenses énergétiques, contre 10 à 30 % en lien avec l’exercice physique.

obesite

Si le métabolisme de base ralentit, il devient difficile d’arriver à son poids idéal…

Causes du ralentissement du métabolisme de base : 

  • l’âge évidemment!
  • la privation alimentaire,
  • le manque de sommeil via son influence sur la production d’hormones
  • une faible masse musculaire : nos muscles consomment des calories même au repos!
  • une faiblesse de la thyroïde

 

Pour faire le point, je vous encourage à prendre conseil auprès d’un professionnel de santé.