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Les troubles du comportement alimentaire

Anorexie, boulimie, orthorexie

Le culte du corps parfait et d’une peau impeccable est largement remis en questions ces dernières années. En parallèle, peut-être que le poids indiqué par la balance vous obsède ou que quelqu’un dans votre entourage s’impose des restrictions alimentaires. Cette semaine, nous abordons les troubles alimentaires !

Qu’est-ce que l’anorexie ?

Étymologiquement, anorexie vient du Grec ancien « anorexia » et signifie « perte/manque d’appétit ».

L’anorexie mentale est un trouble de santé mentale se caractérisant par une brusque perte de poids résultant de régimes drastiques, de jeûnes, de vomissements provoqués, d’utilisation de laxatifs ou d’exercice physique excessif. L’anorexie mentale est également associée à une peur intense de prendre du poids ainsi qu’à une distorsion de l’image corporelle. Très souvent, l’anorexie est associée à un besoin de tout contrôler et donc de chercher à anticiper. Souvent, les personnes souffrant d’anorexie ne parviennent pas à profiter de l’instant présent.

Plusieurs complications sur les plans social, physique et psychologique peuvent être reliées à cette problématique. Il est possible de retrouver, entre autres, de l’anxiété, de la dépression, des étourdissements et des pertes de conscience, de l’ostéoporose, et bien d’autres. Les personnes souffrant de ce trouble ont parfois tendance à s’isoler socialement. C’est une maladie grave qui, non traitée, peut mener vers la mort.

L’indice de masse corporelle (ou IMC) est un outil que les spécialistes utilisent souvent pour évaluer la pertinence du poids corporel d’une personne suspectée de présenter des troubles de conduites alimentaires (TCA). L’IMC se calcule en divisant le poids en kilogramme par la taille en mètre au carré.

On parle d’anorexie modérée lorsque l’IMC, est inférieur à 17,5 kg/m2. L’anorexie sévère peut quant à elle être évoquée lorsque l’IMC est inférieur à 15 et, enfin, l’anorexie critique est confirmée en présence d’un IMC inférieur à 12,5. A noter : un IMC normal doit être compris entre 18 et 25.

Pourquoi ce conflit s’exprime par la nourriture ?

Le naturopathe Dimitri Jacques apporte des éléments de réponse dans son livre « Message de l’Anorexie ».

Manger est la première chose que nous faisons à la naissance. Lorsqu’un nourrisson se trouve dans une situation déplaisante, il se manifeste pour obtenir le sein et l’affection de sa mère. Pour l’inconscient, il n’existe pas de différence entre nourriture affective et nourriture réelle. Une fois adulte, certains événements stressants peuvent réactiver ce réflexe primitif. En lieu et place de sein maternel, nous allons nous diriger vers le frigo ou le placard. Les difficultés d’une personne fragile à qualifier ses émotions et à ne pas être submergées par elles, amplifient le phénomène et la rapprochent d’un mode de réponse archaïque.

Le problème se complique quand ce sont les apports maternels, censés apaiser les tensions du nourrisson, qui sont sources d’angoisses. Une mère dépressive, ou souffrant de carences affectives importantes, est en position de demande vis-à-vis de son enfant. Le bébé devient réceptacle des émotions négatives de sa mère. Pour montrer son désir d’échapper à cela, le bébé n’a pas d’autres moyens que refuser le lait maternel… dont il a pourtant besoin et envie !

L’anorexique est enfermée dans cette dualité. Du coup, elle procède à ce qu’on appelle une formation substitutive. Je ne peux pas dire à ma mère que je n’ai pas apprécié le type d’affection qu’elle m’a porté, ni lui demander aujourd’hui de me donner une bonne affection, ni lui avouer que j’en ai besoin. En revanche, je peux refuser la nourriture qu’on me propose, sélectionner uniquement ce qui ne me fait pas de mal (aliments pauvres) et montrer que je contrôle mes besoins.

Il est intéressant de noter que l’anorexie apparaît le plus souvent à l’adolescence

anorexie, comment sortir de cette spirale?

Effectivement. Certainement parce que c’est une période de mutation, de remise en question des acquis de l’enfance, de différenciation et d’éloignement de ses parents. Le jeune va tester ses limites et s’essayer à différentes formes d’engagement dans la vie extérieure afin de faire ressortir son identité. Par des pratiques parfois à risque, l’adolescent veut voir ce que ça fait d’être privé des protections parentales, de fixer lui-même ses propres règles et limites.

On distingue différents types d’anorexie :

Type boulimique : La personne se purge souvent après avoir mangé. Cela atténue la peur de prendre du poids et compense en partie la culpabilité d’avoir ingéré des aliments qu’elle s’interdit. Le comportement de purge compensatoire peut prendre la forme soit d’exercices physiques excessifs, soit du fait de se faire vomir, soit par l’usage de laxatifs.

Type restrictif : La personne limitent la quantité d’aliments ingérés, et se restreint sur certains types de nourritures riches en gras ou en sucre. La personne s’affame.

Peut-être moins connus, on peut citer aussi la bigorexie et l’orthorexie.

La bigorexie ou dysmorphie musculaire se caractérise par une impression d’être trop mince ou jamais assez musclé. Elle est aussi nommée anorexie inversée et touche plus particulièrement les hommes et les personnes impliquées dans les milieux sportifs. Généralement, la personne atteinte de bigorexie instaure des règles strictes face à la prise alimentaire, aux entraînements voire surentraînements et à la prise de suppléments protéinés. Des sentiments de culpabilité et de honte sont présents lorsque la personne concernée ne réussit pas à suivre les entraînements qu’elle s’est imposés. Les autres activités, loisirs et moments de détente peuvent être mis de côté au profit des entraînements.

L’orthorexie se caractérise par une obsession de manger sainement. La personne souffrant de ce trouble mettra beaucoup d’énergie concernant le choix des aliments et la façon de mieux les cuisiner ou crusiner. Généralement, la valeur nutritive du plat sera mise en premier plan et le plaisir de manger en second plan. La personne souffrant d’orthorexie peut également vivre de l’isolement social, en raison de l’ampleur de ses comportements dans sa vie. Autant vous dire qu’en étant naturopathe, je suis souvent soupçonnée d’orthorexie ! Et pourtant, je ne souffre pas de ce trouble alimentaire, et loin de moi l’idée d’être un ayatollah hygiéniste ! C’est parce que je suis gourmande et respectueuse de la vie que j’apporte du soin à mon alimentation ! Clin d’œil et parenthèses fermées !

Quelles sont les causes connues de l’anorexie ?

Il existe des constantes psychologiques, que l’on retrouve presque toujours : une relation fusionnelle avec la mère, un sentiment de manque du père et une famille qui a du mal à communiquer. Si les parents ont transmis quelque chose, ils ne sont souvent qu’un vecteur. Ce peut être l’opportunité d’éclaircir les relations dans la famille. L’idée n’est pas tant de chercher un coupable mais plutôt de prendre conscience des liens qui existent, des peurs et des souffrances sous-jacentes afin de lever ces barrières pour rétablir l’harmonie.

Il y a aussi les cas de traumatismes forts avec inceste, maltraitance, où la personne se sent souillée et va se retrancher dans une anorexie.

La relation conflictuelle chez la personne souffrant d’anorexie n’est pas seulement avec la nourriture mais avec la matière. En refusant de s’alimenter, c’est bien son corps qu’elle cherche à modifier, comme si elle voulait en arracher quelque chose. Nous sommes face à un phénomène particulier où la destruction est synonyme de libération. Dans sa logique binaire, l’inconscient va au plus direct : si je ne peux pas me débarrasser des pensées qui me hantent et que mon corps en est imprégné, alors je vais me débarrasser du corps. Du coup, tant que ce « logiciel » inconscient tourne, il n’est pas possible d’avoir une image de soi objective. Un peu de corps, c’est toujours trop de corps.

Les personnes anorexiques ont une sensibilité à fleur de peau. Une remarque, un regard, des messages infra-verbaux suffisent à les ébranler profondément. Du coup elles auront tendance à se protéger de la vie parce que celle-ci leur fait mal.

De la psychogénéalogie à la physique quantique

Nous héritons de certains traits de caractère de nos parents, mais aussi de toute l’histoire de notre famille : secrets et tabous, peines et doutes, émotions inexprimées et rêves inassouvis. C’est ce qui est étudié en psychogénéalogie et qui est désigné par Karma familial chez les bouddhistes. Un des buts d’une vie peut – être de comprendre et d’être reconnaissant pour le karma familial dont nous héritons puis de réussir à alléger le karma que nous transmettons.

L’épigénétique nous apprend que l’ADN ne porte pas seulement notre patrimoine génétique, mais aussi des informations influençant l’expression de nos gênes. Selon ce que nos parents et grands – parents ont vécu comme épreuves (guerre, faim, exposition à un polluant, …), leurs corps s’est adapté à l’environnement. C’est cette adaptation, par l’expression ou non de certains gênes, qui va se transmettre.

Ces fluctuations dans l’expression des gènes ne sont aucunement un programme inéluctable. C’est nous qui au final choisissons notre mode de réponse, en fonction de la qualité de la relation que nous entretenons avec notre environnement. C’est donc une question de conscience et de présence. L’anorexie est peut-être un réflexe de survie pour s’en débarrasser.

Qui peut être touchée par l’anorexie mentale ?

Ce trouble du comportement alimentaire ne touche pas une catégorie de personnes en particulier. Cette problématique peut toucher les personnes sans égard à leur âge, leur genre, leur origine ethnique, leur milieu socio-économique, leurs croyances religieuses ou leur orientation sexuelle. Alors que cette problématique était davantage associée à la clientèle féminine, les statistiques démontrent que 5 % à 10 % des cas d’anorexie mentale seraient observés chez les hommes.

Pourquoi la femme demeure-t-elle majoritairement touchée par cette maladie ?

La femme est davantage concernée parce qu’elle est traditionnellement chargée de nourrir les siens et que de nombreux regards pèsent sur elle. La femme est souvent affichée au cinéma comme un personnage secondaire censé mettre en valeur les prouesses du héro masculin…et le canon de beauté généralement affiché est une femme très mince, à la taille de guêpe mais avec poitrine généreuse. Et lorsque, ô miracle, le héros est une héroïne, elle se présente avec le physique de Lara croft ! Je caricature, mais vous avez compris l’idée. La femme est trop souvent instrumentalisée et dans l’inconscient collectif, elle est censée véhiculer une certaine image pour coller à ce rôle. L’image qu’elle renvoie et la nourriture sont étroitement liées.

Notre société fabriquerait-elle des anorexiques ? Quand on voit les défilés de mannequins ou encore les catalogues de ventes de vêtements, il est parfois difficile de se reconnaître dans le physique des modèles ! Heureusement, cette tendance tend à s’atténuer depuis quelques années avec des mannequins de différentes corpulences dans les publicités ! Ouf, il était temps !

Dans certains cas, il y a le refus de la féminité et du schéma de sa propre mère dont on ne veut pas forcément reproduire le schéma. Un autre mécanisme peut aussi être impliqué : chez certains, la peur et les angoisses couperaient l’appétit.

Quels sont les signes qui doivent alerter l’entourage ?

Les symptômes de l’anorexie mentale s’installent de manière insidieuse durant un temps plus ou moins long, généralement depuis l’adolescence. Cependant il est nécessaire de les repérer rapidement afin d’assurer une prise en charge la plus précoce possible.

Les troubles des conduites alimentaires s’installent insidieusement chez la jeune personne souvent sous prétexte d’un régime alimentaire amaigrissant ou de troubles digestifs (colopathie fonctionnelle, douleurs abdominales,…). Un rapport obsessionnel avec la nourriture s’installe avec la volonté de perdre toujours plus de poids. Rapidement, toute l’activité psychique se concentre sur le poids, la minceur et sur l’invention de stratégies pour refuser l’alimentation.

Certains signes peuvent alerter la famille :

  • À table, l’adolescent se soucie énormément de ce que les autres membres de la famille mangent de sorte que personne ne remarque qu’il n’a presque rien mangé. Lui même trie la nourriture et exclut les aliments riches en calories ; Il évite les repas, invente des stratégies pour refuser l’alimentation.
  • Il cachera son amaigrissement sous des vêtements amples ou l’exhibent avec fierté par des vêtements de taille de plus en plus petite.
  • Chez la jeune femme l’absence de règles peut alerter
  • Il ou elle fait preuve d’une incroyable vitalité, se surinvestit dans ses études, fait beaucoup de sport… Si bien que son entourage ne se doute de rien pendant longtemps.

Des stratégies permettant de contrôler le poids sont mises en place :

  • hyperactivité physique,
  • prise de laxatifs, de coupe-faim, de diurétiques,
  • vomissements provoqués,
  • consommation d’eau en grande quantité (potomanie)…

Des perturbations de l’image de soi sont à noter :

  • des préoccupations excessives autour du poids et de l’alimentation ;
  • des perturbations concernant l’image du corps : l’adolescent se sent « trop gros » alors qu’il est bien en dessous du poids « normal » ;
  • un déni des problèmes ;
  • un surinvestissement intellectuel ;
  • une recherche permanente de contrôle et un perfectionnisme ;
  • un désinvestissement de la sexualité.

Quels accompagnements peut – on proposer à une personne souffrant d’anorexie ?

Il y a encore 30 ans le traitement de l’anorexie reposait sur le concept de responsabilité des parents, notamment de la mère, et la nécessité de couper ces liens supposés coupables. La règle était l’isolement et la rupture systématique, totale et prolongée avec le milieu familial. Désormais, la tendance générale est d’accompagner la personne dans sa globalité. On ne traite plus l’anorexie, mais une personne souffrant d’anorexie, avec tout ce qu’elle a de spécifique dans son histoire.

La prise en charge idéale se fait aujourd’hui dans le cadre d’une équipe multidisciplinaire et comporte trois composantes principales :

– rééquilibrer le terrain de la personne et trouver des solutions aux troubles qui ont pu s’installer : malnutrition, déséquilibre électrolytique, aménorrhée, rythme cardiaque instable, brûlures de l’œsophage, troubles dentaires, troubles intestinaux,…

– rétablir un poids de santé, rééduquer sur les habitudes alimentaires.

– reconnaître les problèmes sous-jacents associés aux troubles de l’alimentation, aborder et cicatriser des événements traumatisants de la vie, acquérir des habiletés d’adaptation plus saines et de développer davantage la capacité d’exprimer et de gérer les émotions.

Selon la loi de Hering, bien connue des homéopathes, le processus de rémission d’un état pathologique consiste à faire ressortir de la profondeur vers la superficie les souffrances qui l’ont constitué.
On pourrait proposer cette lecture du phénomène : en maigrissant, une personne anorexique se rapproche du cœur du problème. Plus elle maigrit et plus elle risque de rencontrer des zones émotionnellement chargées, et parallèlement plus l’espoir de recouvrer sa vérité intérieure renaît. C’est pourquoi, à un certain moment de la thérapie, les symptômes peuvent s’aggraver et en dépit de cela le patient va dire se sentir mieux, comme s’il devenait plus fort. Cela expliquerait dans une certaine mesure le sentiment d’euphorie et le déni de toute gravité souvent constaté chez la personne anorexique.

Le regard multimillénaire de la médecine chinoise

L’être humain est animé par un souffle vital (appelé QI) qui est l’addition de trois foyers. Le premier est le bagage que nous apportons à la naissance. Il inclut tout ce qui est hérité des parents et de la famille, le vécu prénatal et le cheminement de l’âme. Il constitue un capital de départ que nous faisons fructifier notre vie durant grâce aux deux autres foyers. Le deuxième, appelé énergie de la terre, correspond à la nourriture et ce que celle-ci nous apporte. Le troisième, l’énergie du ciel, correspond à l’air que nous respirons mais aussi à la qualité de notre environnement et de nos échanges sociaux. Ce sont nos nourritures spirituelles et subtiles.

La médecine chinoise met l’accent sur les erreurs alimentaires pour expliquer l’anorexie. Par ailleurs, elle ne semble pas différencier l’anorexie simple (perte d’appétit d’origine biologique) de l’anorexie mentale (le trouble psychiatrique). Cela n’a rien de surprenant. Toutes les manifestations du QI interagissent en permanence. Les personnes dont les énergies ancestrales marquent une sensibilité particulière peuvent réagir fortement et négativement aux énergies des aliments dénaturés, toxiques. Celles-ci peuvent réveiller certains schémas psycho-affectifs. Pour cette raison, une manifestation organique, matérielle, ne devrait jamais être ignorée ni sous-estimée.

Les approches thérapeutiques mettant en avant la conscience de soi et l’expression corporelle doivent être encouragées. L’art-thérapie, l’hypnose, la sophrologie sont des outils intéressants. La pratique quotidienne du kundalini yoga peut également conduire aux libérations émotionnelles nécessaires tout en associant des exercices de santé physiques.

Les structures de soins adaptées restent peu nombreuses. Il manque aussi des lieux d’écoute et d’orientation. Les médecins, souvent débordés, ont peu de temps à consacrer aux interrogations et aux angoisses des familles. Vous pouvez néanmoins vous rapprocher de l’association FNA-TCA si l’un de vos proches où vous – même êtes concerné.


SOURCES

Anorexie : la nécessité d’un regard holistique – AMESSI.Org® Alternatives Médecines Évolutives Santé et Sciences Innovantes ®

Anorexie nerveuse : Causes, symptômes, signes et traitements (santepratique.fr)

Traitement anorexie : traitements – Ooreka

ANEB, Québec

Alimentation santé, arthrose, articulation, Conseils santé, Le corps humain

Mes articulations craquent, c’est grave docteur?

Mes articulations craquent, c’est grave docteur?

Vous avez certainement déjà volontairement ou involontairement fait craquer vos articulations, en vous baissant ou en vous étirant comme un chat. Les bruits produits par nos articulations sont une source de questionnements pour beaucoup d’entre nous. Peu d’investigations ont été réalisées sur ces manifestations fréquentes alors qu’elles présentent potentiellement une implication clinique et parce qu’elles peuvent générer de l’anxiété. De nombreuses questions subsistent sur ce sujet, mais essayons d’y voir plus clair ensemble !

LES CRAQUEMENTS

Les bruits articulaires sont fréquents dans la population. Rarement douloureux, volontaires ou involontaires, ils peuvent être observer à tout âge. Il existe en effet très peu de recherches sur le sujet et donc peu d’évidences disponibles. Saviez-vous que les bruits articulaires sont communs à tous les mammifères ? Ils concernent 25 à 45 % de la population, aussi bien les hommes que les femmes. Rassurant, non ?

Prenons par exemple le craquement volontaire des doigts.

Il est brusque, audible, en général associé à une augmentation temporaire de l’amplitude articulaire. En d’autres termes, on crée un peu de place ! Généralement, il n’est pas possible de faire craquer 2 ou 3 fois de suite la même articulation : c’est ce qu’on appelle la période réfractaire.

Mais que se passe – t – il au moment du craquement ? c’est ce que plusieurs équipes de chercheurs ont essayé d’observer depuis le début du XXième siècle.

Dans la première étude publiée en 1947, Roston et Haines ont réalisé des radiographies d’articulations lors d’un craquement provoqué par une traction volontaire des doigts. Pour la première fois, les différentes séquences furent identifiées : initialement, les surfaces articulaires sont en contact rapproché ; ensuite elles s’éloignent l’une de l’autre si l’on applique une légère force. En augmentant la force appliquée, les surfaces résistent à la séparation jusqu’à un point critique où elles se séparent brutalement, produisant ce bruit si caractéristique. Juste après ce phénomène, les chercheurs ont observé sur radiographies, la formation d’une cavité gazeuse. Ils ont attribué le son produit à ce phénomène. De plus, ils ont identifié une période réfractaire de 10 à 20 minutes pendant laquelle il n’est plus possible de faire craquer l’articulation.

Craquement articulaire

En 2015, L’équipe de Kawchuk a enregistré successivement le craquement par traction de 10 articulations différents sur un sujet que nous espérons volontaire ! Les résultats révèlent systématiquement l’apparition d’une cavité gazeuse entre les articulations juste après le craquement, mais avec une variation de taille, de forme et de localisation. Cette bulle de gaz semble persister après l’émission du son. Cela conforte la théorie précédente et qui porte le savant nom de « tribonucléation ». Aucun « éclatement » de cette cavité en microbulles n’a été observé, et elle disparaît brutalement à l’arrêt de la traction. Cela impliquerait donc la présence de gaz dissous dans le liquide synovial (15 % de gaz dissous dont 80 % de dioxyde de carbone d’après Unsworth).

Vous vous demandez sûrement si faire craquer vos articulations les abîmes au bout du compte ? Est-ce que cela provoque de l’arthrose, comme on l’entend souvent dire ?

Récemment, l’équipe de Boutin a comparé 40 sujets asymptomatiques dont certains sont des craqueurs invétérés et d’autres non. Aucune différence clinique n’a été observé entre les deux groupes que ce soit l’amplitude articulaire des doigts ou la force de préhension. Seule une légère augmentation de l’amplitude articulaire juste après avoir « craqué » a été mise en évidence. Une étude similaire confirme ces résultats, sans différence de force de préhension entre les deux groupes, mais avec une augmentation significative de l’épaisseur du cartilage sur les deux mains des « craqueurs ».

Connaissez-vous le prix Ig Nobel ? C’est un prix parodique du prix Nobel décerné chaque année à dix recherches scientifiques qui paraissent loufoques ou insolites, mais qui peuvent amener secondairement à réfléchir.

Et bien ce bien a été décerné à Donald Unger en 2009. Pendant 50 ans, ce médecin allergologue a fait craquer quotidiennement les articulations des doigts de sa main gauche uniquement, pendant que celles de la main droite n’ont craqué que rarement et uniquement de manière spontanée. A la fin des cinquante années, aucune différence clinique ni radiologique entre les deux mains pouvant évoquer une potentielle atteinte arthrosique n’était retrouvée ! Rassurant, n’est-ce-pas ?

La revue médicale suisse a consacré un article intéressant sur ce sujet que je vous invite à lire si vous souhaitez d’avantages de précisions techniques. Il est notamment évoqué 3 études concernant la survenue d’arthrose des mains. Ces données semblent indiquer l’absence d’association entre le craquement régulier des doigts et l’apparition de l’arthrose. Rassurez-vous ! Une étude indique la survenue plus fréquente de gonflement des articulations avec l’âge et une baisse de la force de préhension chez certains craqueurs.

Grincements et crissements articulaires, une autre affaire!

Grincements, crépitements, crissements… ces petits bruits articulaires sont à distinguer du craquement dont nous parlions précédemment.

Ils correspondent à une sensation d’accrochage, de frottement ou de crissement audible et/ou ressenti à la palpation, parfois douloureux, provoqué par la flexion active ou passive d’une articulation. Ce signe clinique est principalement décrit au niveau de la rotule, mais sans données probantes chiffrées à disposition.

Toujours d’après la synthèse proposée par la Revue Médicale Suisse, les grincements de la rotule pourraient être un signe précoce d’arthrose et l’occasion de proposer des approches rééducatives préventives.

En résumé :

▪ Les craquements articulaires des doigts semblent être dus au phénomène de tribonucléation et ne paraissent pas provoquer d’arthrose

▪ Les bruits articulaires des genoux pourraient être un signe précurseur d’arthrose symptomatique

▪ Les grincements de la rotule seraient un possible signe précoce d’arthrose

▪ Les bruits articulaires ne devraient pas être banalisés

Accompagnement Naturopathique des troubles articulaires

Un nouveau regard sur l’arthrose

Le regard sur l’arthrose est en train d’évoluer. On a longtemps simplifié et réduit le phénomène de l’arthrose à l’usure du cartilage par frottement et en raison d’une sursollicitation ou d’une sollicitation mécanique inadaptée. Cette usure du cartilage entraîne la prolifération et la déformation du tissu osseux, l’inflammation de l’articulation et le développement des douleurs liées à l’arthrose. Certes, ces signes d’usure sont indéniables. Cependant, en réduisant l’arthrose à une mécanique grossière, on oublie que l’arthrose est également une modification de l’équilibre cellulaire. Comme le rappelle Jean Baptiste Talmont dans Alternatives Santé, on a eu trop tendance à comparer le corps humain à une machine en oubliant qu’il est avant tout un système biologique dont les tissus sont capables de se renouveler. Et effectivement, lorsque les circonstances le permettent, le cartilage atteint par l’arthrose peut se régénérer.

Autres points que j’aimerais souligner, le fait que l’arthrose soit associée à l’âge ne signifie pas qu’elle est causée par l’âge !

Accompagnement naturopathique de l’arthrose

De façon générale, pendant les crises : se mettre au repos et éviter de porter des charges lourdes sont des incontournables.

En correction de terrain, il faudra être patient et compter au moins six mois pour ressentir des améliorations durables !  Les axes de travail pourront porter selon les cas sur la digestion/malabsorption intestinale, rééquilibrage alimentaire, couple foie/intestin, l’acidification du terrain…

Bref à chacun sa cure !

Sources et remerciements :

https://www.revmed.ch/RMS/2017/RMS-N-569/Mes-articulations-craquent-c-est-grave-docteur-Les-bruits-articulaires-en-question

Alternatives Santé

Image par Gundula Vogel de Pixabay

Image par 👀 Mabel Amber, who will one day de Pixabay

Alimentation santé, Conseils santé, Le corps humain

Comment favoriser la neurogenèse?

Neurone (Image par Colin Behrens de Pixabay)

Pendant longtemps, il a été considéré que le cerveau humain était incapable de fabriquer de nouveaux neurones d’où l’épée de Damoclès de la sénilité lorsque l’on vieillit. Après de nombreux débats passionnés, nous savons désormais que l’être humain conserve une certaine aptitude à fabriquer de nouveaux neurones (neurogénèse) même chez le sujet âgé. Cette capacité serait limité à l’hippocampe. Voyons ensemble comment favoriser ce processus !

En l’état des connaissances actuelles, certaines pratiques semblent favoriser la neurogénèse. La première consiste à pratiquer régulièrement le jeûne intermittent ou une mono-diète. Espacer les repas stimulerait le cerveau et l’expression de certains gènes impliqués dans la neurogénèse.

Le saviez-vous ? 60 % de la masse sèche du cerveau est constituée de lipides  !

On comprend mieux pourquoi un apport équilibré et varié de « bons acides gras » sera profitable au cerveau. Le DHA (acide docosahexaénoïque) en particulier aide à limiter la destruction des formations neuronales. Certains aliments sont particulièrement riches en DHA : le foie de morue, les maquereaux et sardines et certaines huiles d’algues pour les vegans.

La consommation régulière de polyphénols favorise la libération d’un facteur de croissance (IGF-1 Insulin-like growth factor 1) dans l’hippocampe et stimule la neurogénèse. Les sources alimentaires de polyphénols ont de quoi réjouir les papilles des plus gourmands : chocolat noir, thé vert, vin rouge BIO et sans sulfites de préférence, graines de lin fraîchement moulues, persils frais, fraises, abricots, pommes, raisins…

Un autre aspect à ne pas négliger est le sommeil. Dormir peu ou mal est ce qui limite le plus la neurogénèse. Retard d’endormissement, décalage de phase, réveils nocturnes, apnées du sommeil, jambes sans repos… De nombreuses voies d’améliorations existent, alors n’hésitez pas à vous faire accompagner !

Pratiquer la méditation, ou d’autres techniques donnant accès à des états de conscience modifiée, permet au cerveau de générer des ondes alpha. Le rythme alpha a une fréquence comprise entre 7,5 et 12,5 hertz. Il se produit chez une personne éveillée, les yeux fermés, détendue. Il apporte une sensation de bien-être, amène à un niveau de conscience plus profond. Les ondes alpha sont également propices à la fabrication de nouveaux neurones!

N’oublions pas le jeu et les apprentissages ludiques qui stimulent dans la bonne humeur et SANS PRESSION nos capacités cognitives. N’est-il pas plaisant, à tout âge, d’apprendre de nouvelles choses et d’évoluer ! De faire des jeux de société entre amis ou en famille ou de savourer des moments solitaires devant ses mots fléchés?

Alimentation santé, Le corps humain, risques

Ce qu’on sait du Coronavirus et des enfants

Il a pu être constaté que les cas d’enfants âgés de moins de 10 ans qui développent les symptômes de la maladie seraient autour de 1%, voire moins. Selon les chiffres de l’enquête et du modèle proposé par l’Institut Pasteur courant avril 2020, la mortalité chez les moins de 20 ans est de 0,0001%.  A ce jour, il n’existe que des hypothèses sur la raison pour laquelle le virus a moins de prise sur les enfants.

Voici le résumé des données fournies par la pré-étude  » Epidemiological Characteristics of 2143 Pediatric Patients With 2019 Coronavirus Disease in China »

*Les enfants peuvent contracter le SARS – Cov2 mais sont dans la très grande majorité des cas asymptomatiques ou peu symptomatiques.

*Il n’y aurait pas de différences significatives entre les filles et les garçons, dans leur susceptibilité à manifester le COVID 19.

Les enfants face au SARS – COV 2

Hypothèse n°1:

On sait que le système immunitaire des enfants ne fonctionne pas tout à fait de la même façon que celui des adultes, même si les études sur le sujet sont assez peu nombreuses. Comme pour les enfants, chaque pathogène rencontré est strictement nouveau pour l’organisme, et compte tenu de l’importance des contacts avec tous ces nouveaux pathogènes ‘crèche, cours de récré, …), les anticorps des enfants pourraient être, jusqu’à un certain âge, un peu moins spécifiques.

Les anticorps sont produits spécifiquement par le corps pour lutter contre un pathogène précis. Il suffit que le pathogène mute un peu pour que les anticorps ne soient plus efficaces. Avec des anticorps « à large spectre », les enfants auraient ainsi une réponse immunitaire acquise beaucoup plus efficace, leurs anticorps pourraient agir sur différentes variantes d’un même type de pathogène, et ainsi empêcher le développement de la maladie.  

Hypothèse 2 : la tempète cytokinique

La réponse immunitaire normale aux infections bactériennes et virales comporte la libération par les cellules du système immunitaire de messagers chimiques (cytokines) qui régulent et coordonnent les réponses immunitaires de l’hôte aux agents pathogènes envahisseurs. Un déséquilibre de la réponse cytokinique (tempête cytokinique) peut léser la barrière vasculaire, ce qui entraîne œdème tissulaire, une fuite capillaire, puis une défaillance polyviscérale.

Le choc cytokinique touche essentiellement des adultes dans la force de l’âge. Il semble que les enfants, dont le système immunitaire est encore immature, et les personnes âgées, dont l’immunité est affaiblie, soient plutôt épargnés par cette flambée immunitaire.

Ceci laisserait entendre que chez les plus jeunes, le système immunitaire ne s’emballe pas de la même façon, que la réponse inflammatoire est moins forte, ce qui n’entraînerait pas ou peu de complications sévères.

Hypothèse 3 : Les récepteurs ACE 2

Récepteurs Spike et Estérase de l’ACE2

Les marqueurs ACE2 (enzyme de conversion de l’angiotensine 2) sont les portes d’entrée du virus SARS – COV2 dans l’organisme. Ce marqueur est exprimé dans de nombreux organes : poumons, cœur, intestin, reins, cerveau. Le SARS-CoV2 utilise ce récepteur pour pénétrer dans l’organisme et débuter l’infection. Or, il est possible que les récepteurs ACE 2 soient plus nombreux chez les enfants que chez les adultes, ou bien que les récepteurs soient de forme différente. Ainsi, lorsque le virus utilise et bloque le récepteur, il en resterait de disponible pour les fonction habituelle de l’organisme. Ceci pourrait expliquer, l’absence de sévérité de la maladie au niveau pulmonaire chez les enfants.

Qu’est-ce que la maladie de Kawasaki?

C’est une maladie cardiaque qui implique parfois des artères coronaires, et qui se produit chez les enfants en dessous de 8 ans – avec fièvre, conjonctivite, une inflammation des muqueuses, une adénopathie, c’est-à-dire une inflammation des ganglions lymphatiques… C’est une sorte de réaction immunologique anormale dont on ne sait pas exactement par quoi elle est provoqué. Il y a beaucoup point d’interrogations autours de cette maladie, mais pas beaucoup de réponses. De nombreux médecins soulignent que cela ne change pas les données épidémiologiques que l’on connaît. Les enfants touchés ne sont pas condamnés, leur état s’améliore avec des soins. Il faut faire des recherches, et il faut garder à l’esprit qu’on parle de quelques dizaines de cas.

Autres sources : FranceCulture, Académie Marsaud

Alimentation santé, Conseils santé, Le corps humain, risques

Que savons-nous du COVID 19?

Face aux difficultés de confinement

Les coronavirus forment une grande famille de virus aux conséquences diverses ; certains sont connus pour ne provoquer que l’équivalent d’un simple rhume, tandis que d’autres, comme les SRAS-CoV-1 (celui de 2002-2003) et l’actuel SRAS-CoV-2, peuvent provoquer des syndromes respiratoires sévères, avec un taux de mortalité pouvant grimper jusqu’à plus de 10 % selon les catégories de populations touchées. Ce chiffre de 10 % est relativiser. En effet, le nombre de cas recensés en France étant tributaire du nombre de personnes testées, ce chiffre sera certainement revu à la baisse avec l’extension de l’usage des tests.

Que savons nous du Covid 19?
Les récepteurs cellulaires

Pourquoi les personnes présentant des troubles métaboliques sont-elles fragilisées face au COVID 19?

L’actuel coronavirus SRAS-CoV-2, partage 80 % de son génome avec son prédécesseur SRAS-CoV-1. Il utilise notamment les récepteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2).

Ces récepteurs ACE2 sont particulièrement présents au niveau du système respiratoire, du cœur, des vaisseaux sanguins, des reins et de l’intestin grêle. Ceci pourrait expliquer l’étendue des symptômes du Covid-19 : gène respiratoire, diarrhées ou augmentation du nombre de selles molles, perte du goût/odorat.

L’ACE2 fait partie du système rénine-angiotensine-aldostérone, qui gère la constriction des vaisseaux, la tension artérielle, l’élimination de l’eau et du sodium.

Aux personnes ayant de l’hypertension artérielle, il est souffrant prescrit des inhibiteurs des récepteurs ACE2. Ceci pourrait expliquer leur sensibilité face au virus, aux cotés des personnes diabétiques.

Les scientifiques chinois ont également relevé que leurs malades du coronavirus, présentant un syndrome de détresse respiratoire aiguë, avaient des taux de LDL-cholestérol particulièrement bas. La question de l’adaptation temporaire d’un traitement aux statines pourrait donc se poser dans le cadre de l’actuelle pandémie, comme l’explique la rédaction de l’Association Internationale pour une Médecine Scientifique Indépendante et Bienveillante.

Le régime méditerranéen, un atout face au COVID 19?

A ce jour, et malgré l’absence d’essai clinique robuste, il y a une sorte de consensus pour recommander le modèle méditerranéen, en particulier chez les enfants et dans sa version riche en lipides. Outre les apports en nutriments et micro-nutriments qui favorisent le système immunitaire, le modèle méditerranéen dans sa version riche en lipides est particulièrement adapté à la prévention des pathologies virales. 

Pourquoi ?

Parce que les lipoprotéines constituent un élément essentiel du système immunitaire. Les lipoprotéines captent, stockent, paralysent et éventuellement détruisent les virus. Ainsi les personnes qui ont des concentrations faibles en lipoprotéines sont plus sensibles aux maladies virales.

Cliquer ici pour plus d’informations sur le régime méditerranéen.

Le COVID 19 détourne un pillier de notre système immunitaire

La plupart des virus, une fois détectés dans l’organisme, induisent dans le système immunitaire de leur hôte un relâchement d’interféron. Les interférons sont fabriqués par les globules blancs afin de réguler ou stimuler le système immunitaire.

D’après l’étude « Covid-19 : consider cytokine storm syndromes » publiée dans le LANCET de mars 2020, le virus est capable de se dissimuler de notre système immunitaire dans un premier temps. Il aurait donc du temps pour se multiplier sans rencontrer de résistance de l’organisme. L’infection finit par être détectée par les cellules immunitaires qui vont alors mobiliser, en retard et en grande quantité les interférons. Dans les cas graves, la réaction immunitaire peut-être démesurée, c’est la « tempête cytokinique ». C’est une sorte d’hyper-inflammation qui se traduit par une détresse respiratoire ou une défaillance multiviscérale potentiellement mortelles.

Au regard de ce mode de fonctionnement particulier du COVID 19, il convient d’être prudent dans la stimulation préventive du système immunitaire, que ce soit de façon « naturelle » ou allopathique.

Sources :

Alternativesante.fr

https://www.vulgaris-medical.com/

aimsib.org

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La maladie…

Dans son livre « Do In », Jean Rofidal définit avec ces mots la maladie :

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Do In

« La maladie est un avertissement, c’est une amie qui nous révèle notre rupture d’harmonie avec l’Univers ». Dans cette optique, la naturopathie nous apprend à l’accepter plutôt qu’à l’attaquer, à se servir des indications qu’elle nous donne pour trouver où sont nos erreurs et les corriger.

La naturopathie nous enseigne à ne pas figer notre attention uniquement sur la partie du corps où est apparu le signal d’alarme mais à reprendre le corps dans son entier.

Notre corps obéit à des lois destinées à assurer l’harmonie, l’homéostasie. Dés qu’une zone devient sensible au toucher ou moins souple, c’est le signe du début d’un déséquilibre, d’une accumulation de déchets/de tensions pouvant conduire à un mauvais fonctionnement du corps.  Notre organisme est très fort pour « emballer » les déchets puis de les éliminer. Vous comprendrez bien, avec cette image qu’il est préférable de sortir les « poubelles » régulièrement, plutôt que de les laisser s’entasser avec un sac qui pourrait se déchirer et répandre son contenu… L’énergie nécessaire à évacuer un sac poubelle n’est pas la même que celle nécessaire à vider une benne…

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Douleurs articulaires

Je vous invite donc à être attentif aux réveils nocturnes répétitifs, aux zones sensibles au toucher, à la survenu de coup de pompe ou d’une baisse de moral, à vos pulsions sucrées,… Ce sont des indices précieux pour rétablir votre équilibre avant que les petits troubles ne deviennent de grands maux.

Bien à vous,

Malika Cécile

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Témoignage

L’engrenage médical…

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A l’âge de 12 ans, j’ai commencé a avoir de l’acnés. Le dermatologue m’a prescrit des antibiotiques à prendre tous les jours. Face à l’inefficacité de ces antibiothérapies à répétition sur plusieurs années, le dermatologue me conseille de prendre rdv avec un gynécologue.

J’ai alors 16 ans, pas de petit copain. Le gynécologue me demande de faire une prise de sang pour vérifier mon taux de cholestérol, avant de me donner une pilule pour mon acnés. Il me découvre un taux de cholestérol élevé, et commence alors un traitement aux statines. La pilule bloque complètement mes règles pendant 2 ans (à ce moment là, je me dis chouette enfin tranquille, …). Je prends du poids et développe des troubles circulatoires. Mais à chaque mal créé, la médecine me propose une solution : des bas de contentions associés à des vasoconstricteurs…

Après 2 ans sans avoir de règles, je me dis que je ferais bien une pause. L’arrêt du progestatif entraîne la formation de kystes ovariens. Le gynécologue me conseille de reprendre la pilule… J’ai à peine 20 ans et on m’alerte de risques d’infertilité…

Nouveau syndrome pré-menstruel, je commence a avoir des migraines ophtalmiques. On me prescrit de l’aspirine 1g, un pansement gastrique pour contrer les effets secondaires de l’aspirine sur l’estomac et un anti-vomitif…

Aujourd’hui, avec le bagage scientifique et les connaissances en naturopathie dont je dispose, je regarde avec effroi ce que j’ai fait subir à mon organisme pour de l’acnés… Je n’ai pas compris à ce moment là les déséquilibres que je vivais.

En matière de prévention, chacun est responsable de son corps, de son véhicule. Je vous encourage à prendre soin de vous chaque jour, par la pensée, par la respiration et enfin par l’alimentation qui constituent 3 façons de se nourrir. La naturopathie complète ces piliers par d’autres techniques efficaces : exercices physiques, usages des plantes, massages, luminothérapie, …

phytotherapie
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Le drainage lymphatique manuel

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Drainage lymphatique manuel (technique VODDER)

Technique du Dr VODDER (1932)

La lymphe est un liquide incolore qui récupère et transporte les déchets du corps.

L’obstruction des vaisseaux dans lesquels circule cette lymphe, entraîne une rétention d’eau et induit une intoxination, avec des troubles tels que les chevilles gonflées, la cellulite, …

Le drainage lymphatique, effectué de façon manuelle, est un moment de bien-être et d’apaisement pour les personnes rencontrant ce genre de désagréments. Cette technique utilise des gestes souples, doux et lents pour relancer la lymphe dans la circulation et aider les vaisseaux à retrouver leur bon fonctionnement. Les résultats de cette technique sont optimisés lorsqu’ils sont couplés aux autres techniques naturopathiques (usages des simples, respiration, diététique, …)

Champs d’action

  • Favorise la relaxation (état de stress)
  • Rétention d’eau
  • Cure d’amaigrissement (drainage couplé à la technique du palper rouler)
  • Cellulite
  • Active la cicatrisation après une intervention   chirurgicale
  • Renforce naturellement le système immunitaire