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Comment se protéger des perturbateurs endocriniens?

Bonjour à toutes et tous. C’est avec plaisir que je vous retrouve cette semaine pour aborder le sujet des perturbateurs endocriniens.

Les perturbateurs endocriniens regroupent une vaste famille de composés, capables d’interagir avec le système hormonal. Ainsi, ces composés affectent potentiellement différentes fonctions de l’organisme : métabolisme, fonctions reproductrices, système nerveux…

Les sources d’exposition sont nombreuses et difficiles à maîtriser. Les conséquences biologiques de ces expositions sont quant à elles encore mal appréhendées et complexes à étudier. C’est pourquoi l’étude des perturbateurs endocriniens représente aujourd’hui un enjeu majeur pour le corps médical et les pouvoirs publics.

Voici quelques chiffres disponibles sur le site « Santé Publique France » :

  • On dénombre actuellement 800 substances qui ont des propriétés de PE avérées ou suspectées
  • 99% des femmes enceintes en France sont imprégnées de phtalates !

Je vous propose de faire le point sur cette problématique :

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien (PE) ?

Selon la définition de l’OMS, un « perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange de substances, qui altère les fonctions du système endocrinien et de ce fait induit des effets néfastes dans un organisme intact, chez sa progéniture ou au sein de (sous)-populations »

L’INSERM donne cet éclairage sur ce que l’on appelle le système endocrinien : celui-ci regroupe les organes qui sécrètent des hormones : thyroïde, ovaires, testicules, hypophyse… Il libère ces médiateurs chimiques dans la circulation sanguine, pour agir à distance sur certaines fonctions de l’organisme comme la croissance, le métabolisme, le développement sexuel, le développement cérébral, la reproduction… Il s’agit donc d’un système de communication entre organes. Les perturbateurs endocriniens altèrent le fonctionnement de ce système en interagissant avec la synthèse, la dégradation, le transport et le mode d’action des hormones. Ces molécules se caractérisent donc par un effet toxique non pas direct, mais indirect, via les modifications physiologiques qu’elles engendrent.

Perturbateurs endocriniens

Selon le produit considéré, ils vont :

  • modifier la production naturelle de nos hormones naturelles (œstrogènes, testostérone, HT) en interférant avec leurs mécanismes de synthèse, de transport, ou d’excrétion
  • mimer l’action de ces hormones en se substituant à elles dans les mécanismes biologiques qu’elles contrôlent
  • empêcher l’action de ces hormones en se fixant sur les récepteurs avec lesquels elles interagissent habituellement

La liste de substances suspectées de ce type d’effets est modifiée régulièrement en fonction de la production de nouvelles connaissances. Parmi les 800 PE actuellement répertoriées, on retrouve :

-Certains pesticides (organochlorés, fongicides, herbicides) dont le fameux glyphosate !

-Des plastifiants (phtalates, Bisphénol A), des retardateurs de flamme (PBDE), des revêtements (PFAs)

Des médicaments : Distilbène (utilisé en prévention des fausses couches de 1940 à 1977), des anti-douleurs (paracétamol, AINS, aspirine), des antidépresseurs (Fluoxétine)

-Les dioxines, furanes, PCB,

-Certains produits d’hygiène : il y a le fameux Triclosan utilisé depuis plus de 30 ans comme anti-bactérien, antifongique, antiviral, antitartre et agent de conservation…vous aurez compris qu’on le retrouve dans les dentifrices et cosmétiques. Il y a également le parabène ou les pyréthrinoïdes que l’on retrouve dans les shampooings anti-poux et les traitements anti-puces.

Quels sont les dangers pour la santé et l’environnement ?

Les perturbateurs endocriniens sont suspectés de contribuer à de nombreuses pathologies chroniques ou du développement. Face à ces enjeux de santé publique, une stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE) a été mise en place en France depuis 2014.

Notons également qu’un réseau multidisciplinaire baptisé Human Reproductive health and Global Environment Network (HURGENT) a été créé dans le but de concevoir un système européen de surveillance des indicateurs de santé reproductive.

Les indicateurs retenus pour cette surveillance de la population sont : les cancers de la prostate et du sein, le ratio entre les sexes F et M, l’endométriose et les fibromes utérins, la puberté précoce et les modifications des taux d’hormones de reproduction et les troubles de la fertilité.

Le syndrome de dysgénèse testiculaire est également surveillé avec notamment les malformations du penis, la non-descente des testicules dans l’enfance ou encore une qualité de sperme diminuée

Evidemment, à l’énumération de cette liste, on comprend bien qu’il est difficile d’échapper à l’exposition aux PE puisqu’on les retrouve presque partout ! Mais alors, que faire en attendant que la réglementation évolue  ??? Je vais bien évidemment vous donner quelques conseils !

Comment réduire son exposition aux PE ?

  • Tout d’abord, 80% de l’exposition aux perturbateurs endocriniens se fait par le biais de l’alimentation  et vous avez un pouvoir d’action sur vos choix alimentaires :

-Renoncer aux préparations industrielles et privilégier définitivement les aliments biologiques, de proximité (sans agent de conservation) et frais plutôt que transformés. A défaut, vous pouvez éplucher vos fruits et légumes pour réduire votre exposition.

-éviter également les boîtes en plastique pour conserver vos plats au réfrigérateur ou les réchauffer au micro-onde !

-Quand un produit n’existe que sous forme emballée (lait de vache, lait végétal, jus de fruits, yaourt, fromage, charcuterie, plat préparé), préférer le verre à tout autre contenant : la plupart des PE migrent facilement dans la graisse, et ce transfert est d’autant plus important que le contact avec l’aliment est prolongé.

– De même, bannir les conserves et les cannettes dont la surface intérieure est revêtue d’un film plastique.

– Limiter la consommation des produits dérivés du soja (une portion une à deux fois par semaine) et préférer le soja lactofermenté : leur excès expose à une hypothyroïdie notamment. Les produits dérivés du soja non fermenté contiennent des inhibiteurs de la digestion. Ils renferment aussi de l’acide phytique, substance qui a pour effet de réduire considérablement l’absorption des minéraux indispensables (zinc, cuivre, magnésium, calcium, fer).

-Si vous en consommez, je vous conseille de limiter la viande rouge et de charcuterie à 200 g par semaine et celle des produits laitiers à une portion par jour, en veillant à ce qu’ils soient issus de la filière bio, car ceux-ci sont beaucoup moins imprégnés de dioxines.

Sachez que c’est dans la graisse que l’on va retrouver majoritairement les PE donc avant de cuire la viande, en ôter la graisse, car il n’est jamais exclu qu’elle recèle des traces de PE.

-Du fait de l’extrême pollution de l’océan par les métaux toxiques et les PE, consommer de préférence :

Des poissons à la chair foncée (riches en oméga-3) et de petite taille (100 g trois fois par semaine), car la teneur de leur chair en polluants est nettement plus faible : anchois, hareng, maquereau, pilchard et sardine

  • Vigilance sur le choix des cosmétiques et dentifrice.

En effet, plus de la moitié des cosmétiques contiennent des perturbateurs endocriniens. Là encore, « les labels bio sont à privilégier. Ils ne sont pas parfaits, mais reposent sur un cahier des charges plus strict ».

Notez que « Le vernis à ongles est le produit cosmétique qui contient le plus de perturbateurs endocriniens susceptibles de passer dans l’organisme », Selon une étude d’octobre 2015 et réalisée par des chercheurs de l’université de Duke (Etats-Unis). Il s’agit notamment du triphenyl phosphate (TPHP) utilisé pour rendre le vernis plus souple et améliorer sa tenue. Il passe sous la peau, jusqu’à se retrouver à une concentration élevée dans les urines jusqu’à 14 heures après la pose du vernis.

Lingettes, crème et lait pour le lange, eau nettoyante… Une enquête de 60 Millions de Consommateurs révèle que de nombreux produits de soin destinés aux jeunes enfants ne respectent pas les recommandations sanitaires et contiennent encore certaines substances toxiques et des perturbateurs endocriniens.

Les bébés sont particulièrement vulnérables et pour les protéger il est recommandé de privilégier les produits labélisés (Cosmébio, Ecocert, Nature & Progrès…) sans parfum, parabènes, etc. La liste complète des marques à éviter est dans le magazine 60 Millions de consommateurs n°498. Vous pouvez aussi fabriquer votre propre cosmétique avec des ingrédients simples et peu couteux ! Par exemple, le liniment utilisé pour nettoyer les fesses de votre bébé n’est autre que de l’eau de chaux, de l’huile d’olive et de la cire d’abeille !

  • Nettoyer votre maison à l’ancienne !

Pour limiter son exposition aux perturbateurs endocriniens, rien de tel qu’un bon ménage de printemps. Et côté entretien de la maison, la solution tient en trois ingrédients : vinaigre blanc, bicarbonate de sodium et savon noir. Pour des taches plus incrustées, par exemple, vous pouvez utiliser de l’eau plus chaude, ou prendre du savon noir lorsqu’il s’agit de dégraisser.

Aérer votre maison tous les jours, même l’hiver, plutôt que de diffuser un parfum synthétique ou un désodorisant.

Eviter également les revêtements plastifiés pour le sol et les murs. Ces revêtements risquent de contenir des phtalates. Pour les meubles, enfin, il faudrait idéalement préférer le bois brut sans vernis.

  • Vigilance sur le choix des vêtements et des jouets

Certains produits, comme le pentachlorophénol, ne sont pas autorisés dans l’Union européenne mais se retrouvent tout de même sur les textiles.

Premier conseil : « Lavez vos vêtements avant de les porter pour la première fois. » Même lorsque vous privilégiez les fibres naturelles et biologiques car « le coton peut être bio mais la teinture polluante ».

Pour les jouets, comme le dirait Florence Foresti, préférez-les en bois d’arbre ! autrement dit brut, non vernis. S’ils sont en plastique, veillez à ce qu’ils portent la mention « sans PVC » ou « sans phtalates » Autres astuces, laissez-les s’aérer pendant plusieurs jours avant de les donner à votre pitchou.

Voilà pour cette note d’informations. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les adresser sur mon site internent.

Sources :

Santé Public France, le magazine Alternatives Santé, Site de l’INSERM

Alimentation santé, Conseils santé, Grossesse et maternité

Le smecta déconseillée pour les enfants de moins de 2 ans

Qu’est ce que le SMECTA?

Argile

L’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) le décrit comme un médicaments à base d’argile dans le traitement symptomatique de la diarrhée aiguë chez l’enfant. Je préciserai qu’il s’agit de diosmectite (silicilate double d’aluminium et de magnésium).
Par sa structure en feuillets et sa viscosité plastique élevée, elle possède un pouvoir couvrant important de la muqueuse digestive. En interagissant avec les glycoprotéines de mucus, elle augmente la résistance du gel muqueux adhérent face aux agresseurs.

Origine du danger

Les argiles obtenues par extraction du sol, peuvent contenir des Eléments Traces Métalliques (anciennement appelés métaux lourds) présents dans l’environnement, tel que le plomb.

De nouvelles recommandations internationales ont été publiée dans la directive sur les impuretés élémentaires présentes dans les produits pharmaceutiques ( Directive ICH-Q3D ) sur les seuils de métaux lourds acceptables dans les médicaments. La valeur attribuée au plomb est de 5 µg/j par voie orale (Exposition Journalière Admissible).

Par conséquence, l’ANSM a demandé aux laboratoires commercialisant des médicaments à base d’argile de s’assurer de l’absence de risque de passage de plomb dans le sang chez les patients traités, et plus particulièrement chez les enfants. En réponse, le laboratoire IPSEN Pharma qui commercialise le SMECTA a fourni une étude clinique, dont les résultats indiquent qu’il n’existe pas de risque de passage de plomb dans le sang chez les adultes traités par Smecta®  (diosmectite) pendant 5 semaines. Ce risque ne peut être exclu chez les enfants de moins de 2 ans. Qu’en est – il des personnes qui en consomme très régulièrement sur du long court pour des désordres intestinaux chroniques?

Dans le même sens, l’utilisation de Smecta® , ou de son générique, n’est pas recommandée chez la femme enceinte ou allaitante.

Service Médical Rendu

Dans l’avis du 7 février 2018, la Commission de la Transparence indique que le SMECTA 3g a un service rendu faible à modéré comme vous pouvez le lire dans l’illustration ci-après :

On peut s’interroger sur l’utilité de la prise de ce médicaments au regard de l’efficacité annoncée…

En cas de diarrhée aiguë, l’adaptation du régime alimentaire et une bonne hydratation pourront apporter une amélioration de l’état. L’usage de certaines souches de probiotiques également. Je vous conseille de vous rapprocher de votre médecin ou praticien de santé.

Source :

https://www.ansm.sante.fr

Vidal.fr

Directive ICH Q3D

Conseils santé, Grossesse et maternité, risques, wifi

Le WIFI est – il dangereux?

Les avancées technologiques nous facilitent le quotidien. Cependant, il me semble judicieux d’utiliser ces technologies de façon appropriée et de se protéger des effets néfastes potentiels.

Pour ma part, le WIFI est toujours éteint à la maison, sauf exception. Et pourtant, si je fais une recherche des réseaux WIFI que peut capter mon téléphone, je m’aperçois que je capte le WIFI de mes voisins… Donc même si je souhaite me préserver des ondes WIFI, je ne peux le faire par mes actions individuelles … Chers voisins, cet article est pour vous !

wifi

 

Les avis concernant le WIFI sont partagés, évidemment… Reprenons à la base.

 

 

Qu’est – ce que le WIFI?

C’est une technologie qui permet de se connecter à internet sans fil. Pour ce faire, elle utilise des ondes électromagnétiques à une fréquence de 2400 MégaHertz.

Pour rappel, le micro – onde émet à 2450 MHz. A cette fréquence, les molécules d’eau s’agitent, ce qui permet de chauffer les aliments. Le corps humain d’un adulte contient 60 % d’eau et celui d’un enfant 75 % d’eau en moyenne. Intéressant, non?

L’effet biologique de ces émissions composites se traduit par une production de protéines de stress avec résonance sur les ondes Delta du cerveau. Plusieurs études en double aveugle ont décrit le syndrome de l’électro-hypersensibilité (EHS) comme un trouble neurologique sans aucun lien avec le psychisme. Les symptômes communs sont l’insomnie, les maux de tête, la perte de concentration et de mémoire, les troubles cardiaques et de l’humeur.

Le CIRC (Centre International de Recherche contre Cancer) classe les ondes électromagnétiques, dont celles des téléphones portables, comme des cancérogènes probables pour l’Homme (groupe 2B).

En France, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail a publié en 2013 un rapport selon lequel aucun lien n’avait été établi entre ces symptômes et le Wi-Fià part, peut-être, une augmentation du risque de tumeur cérébrale pour les gros utilisateurs de téléphones portables.

Qu’en pensent nos voisins?

En Angleterre, en Autriche et en Allemagne, le Wi-FI a été interdit dans les écoles.

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Aux USA, l’Académie américaine de Pédiatrie a démontré les conséquences de l’exposition aux ondes émises par un téléphone portable sur des rats (cancers notamment), effets comparables de façon certaine avec ceux constatés sur les humains téléphonant en moyenne 30mn par jour pendant 10 ans. Autant dire, que nous sommes nombreux à en dépasser la dose….
À noter que depuis, les vendeurs de téléphones portables sont obligés de prévenir leurs clients que s’ils portent sur eux un appareil allumé et connecté à la Wi-Fi, ils risquent de dépasser les normes d’exposition aux  rayonnements de radiofréquence autorisées.

Au Canada, des experts, parmi lesquels le Dr Martha Hebert de la faculté de médecine de Harvard, considèrent qu’il peut y avoir un lien entre l’autisme et l’exposition à des champs électromagnétiques car les ondes pénètrent profondément dans le cerveau des enfants et peuvent y endommager des cellules.

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Photo choc certes mais doit – on s’inquiéter?

Comment s’en protéger?

  • désactiver le WIFI de sa box et préférer le filaire ou a minima éteindre sa Box la nuit! S’il te plaît cher voisin, éteint ta BOX le soir!
  • Quand cela est possible, appeler avec un téléphone filaire plutôt qu’un sans fil,
  • Eviter d’appeler lorsque la connexion au réseau est mauvaise,
  • Relier ses prises électriques à la Terre.
  • Eviter d’utiliser votre portable en voiture : Les émissions des ondes des portables en voiture peuvent être multipliées par quatre par rapport auxémissions lors d’un appel donné en zone urbaine ou à pied.

Sources : 

Alternatives santé

https://www.vulgaris-medical.com/actualite-sante/le-wi-fi-un-tueur-dans-la-maison

https://www.autoplus.fr/actualite/enquete-auto-plus-ondes-portable-voiture–796333.html

Femme, Grossesse et maternité, Spiritualité

Se reconnecter à la femme sauvage

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La parentalité

En devenant mère, pendant un temps nous mettons de côtés certaines de nos activités; nous nous adaptons au rythme du pitchou. Pour ne pas ressentir de frustrations, nous faisons taire certains de nos désirs, puisque de toute façon nous ne pourrons pas les assouvir sereinement pour le moment (voyage, formations, changements de travail, …). Pendant un temps, il est vrai que souvent les mamans se consacrent à leur cher nourrisson puis bébé. Et parfois, un deuxième bout de chou  arrive, …

Certaines femmes se sentent isolées, lorsqu’elles gardent leurs enfants. Il y a ce sentiment partagé entre le fait de se réjouir d’être acteur de l’éveil de son bébé et de passer ses journées avec lui et le fait d’avoir besoin de discuter avec des adultes, de rechercher des projets motivants, sollicitant l’intellect … Parfois, vient s’ajouter un sentiment de culpabilité « Pourquoi est – ce je me sens triste alors que je passe la journée avec mon enfant? »…

Il arrive aussi, qu’à force de taire ses envies et de faire passer la famille en premier, le désir et la motivation nous quittent… pour un temps!

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Super Maman ! L’héroïne du quotidien

Il y a aussi la charge quotidienne de tâches en tout genre et la fatigue qui s’accumule le long des mois. A tel point, qu’on en arrive à trouver le travail reposant (et oui on peut boire une tasse de thé sans être sollicitée!)

Face à ce phénomène courant de sentiment d’isolement, il est tout de même bon de souligner que les pères sont généralement bien plus présents que pour la génération précédente. Et les papas qui prennent un congé parental peuvent se retrouver avec ce même sentiment ambivalent, entre joie et perte de motivation.

Et pourtant, nos enfants nous enseignent chaque jour à apprécier l’instant présent, à nous réjouir de la pluie et du vent qui souffle. Ils nous amènent à devenir meilleur. Bref, la famille que nous avons construit devient notre socle et nourrit notre essence.

De nombreuses structures permettent aux jeunes parents de se retrouver régulièrement pour échanger entre eux et laisser le temps aux enfants de faire connaissance et de jouer.

Pour ma propre expérience, chaque jour j’ai ressenti le besoin d’être dehors, de me promener au marché, en forêt, de sentir et d’user de mes 5 sens et d’écouter le chant de la nature. Ces moments « ressources » m’ont aidé à rester dans la joie. Je me suis également organisée pour pouvoir chaque semaine m’accorder un temps rien que pour moi (hammam, vélo, prendre un verre avec une amie, …). C’est moment qui me faisaient culpabiliser au début, m’ont aidé à me sentir bien et donc à être bien avec mon enfant et le papa.

A chacun de trouver la position du curseur pour être en équilibre.

En hommage à toutes les mamans,

Malika Cécile

 

 

 

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Eczéma du nourrisson

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Eczéma du nourrisson

Egalement appelé dermatite atopique, l’eczéma du nourrisson suggère une prédisposition aux allergies alimentaires. On considère en naturopathie que l’eczéma souligne un déséquilibre et constitue une sonnette d’alarme pour le corps via la peau.

En lien avec les reins?

La néphrogénèse est achevée vers la 35ème semaine de grossesse, livrant un million de néphrons, par rein. Il persiste ensuite un processus de maturation permettant à la fonction rénale d’atteindre sa valeur normale vers l’âge de 2 ans. Tout enfant entre 0 et 2 ans est donc en insuffisance rénale relative. Les prématurés rejoignent les chiffres normaux vers le 6ème mois.

Quelques conseils : 

1) Au cours de lallaitement, la maman se rendra peut-être compte que bébé déclenche des plaques lorsqu’elle consomme certains aliments (gluten, produits laitiers, …).

Il est possible que lors de la transition lait maternel et lait maternisé, les premières plaques fassent leur apparition. Une bonne habitude est de noter dans un petit carnet de quoi ont été constitués les repas de bébé (et de maman si elle allaite!) et de faire le lien avec les poussées eczémateuses plus ou moins fortes.

Il est intéressant d’avoir en tête que symboliquement l’eczéma est souvent relié à un conflit de séparation (sevrage, entrée à la crèche, nounou, …)

2) L’huile de nigelle, aux vertues anti-inflammatoires et calmantes, permet de soulager les poussées eczémateuses et surtout de régénérer la peau lésée. Si la peau est vraiment à vif, on peut commencer par une application de silicium organique en gel afin d’amorcer la cicatrisation avant d’entamer la cure de nigelle.

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Huile de nigelle

3) Harmoniser la sphère familiale : tout se qui perturbe l’harmonie familiale est ressenti par les bébés. Je vous encourage donc à parler à vos tout petit, les rassurer.

 

On pensera également au cataplasme d’argile, et à une alimentation alcalinisante pour la maman allaitante.

 

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Pour avoir une belle peau

Cernes et poches sous les yeux : 

Plusieurs raisons peuvent être à l’origine des cernes et poches sous les yeux : manque de sommeil ou nourriture trop salée, congestion veineuse sous les yeux, hyperpigmentation, faiblesse rénale…

Des solutions naturelles : l’eau florale de bleuet, réputée pour son effet décongestionnant anti-cernes, soulage les yeux fatigués et piquants. L’huile végétale de Tamanuest réputée pour la décongestion de la peau

Tâches brunes :

taches_brunes_peauIl s’agit d’une hyperpigmentation résultant d’une trop fréquente exposition au soleil, ayant généré une oxydation cellulaire ou suite à une grossesse.  Ceci résulte d’une perturbation des pigments de la peau que sont les mélanines. On les voit apparaître sur le dos de la main, sur le visage et le décolleté. Il faudra donc freiner cette oxydation cellulaire et gommer ces taches gênantes.

Des solutions naturelles : on pourra penser aux huiles essentielles de carotte (Daucus carota) et de céleri (Apium graveolens) ainsi qu’au macérat de Busserole et au gel d’Aloe Vera

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A l’origine de troubles psychiatriques?

L’épigénétique ou lecture différente d’un même code génétique

ADN_epigenetique_2L’épigénétique est l’étude des changements dans l’activité de nos gènes sans modification de la séquence ADN mais transmis lors des divisions cellulaires. En d’autres termes, cela explique pourquoi de vrais jumeaux ne vont pas manifester les mêmes pathologies héréditaires…

Comment ça marche?

Chaque cellule dispose d’un système qui compacte l’ADN tout en laissant la possibilité à chaque gène d’être accessible quand le besoin se présente. Le rôle des histones est de faire varier le degré de compacité de l’ADN et donc l’accessibilité aux gènes. Elles permettent également de regrouper différentes parties du génome qui doivent s’exprimer ensemble, ou au contraire séparément.

Ainsi, en modifiant les interactions entre l’ADN et les histones (par ajout de groupement méthyl ou acétyl), on permet ou non l’expression des gènes.

Chacune des cellules de l’organisme possèdent l’ADN dans son entier. Cet ADN ou patrimoine génétique est spécifique à chaque individu et issu des parents. C’est ce qu’on appelle l’hérédité. Or, il va de soi qu’une cellule de foie et une cellule de cœur ne vont pas avoir les mêmes fonctions. C’est l’épigénétique qui permet de lire une partie des informations génétiques utiles et spécifiques à la cellule à un instant T donné.

Expériences chez l’Homme, sur l’épigenèse :

 

Des chercheurs ont étudié la méthylation du gène GR (gène codant pour le récepteur au cortisol de type II), à partir d’ADN extrait des monocytes sanguins du cordon ombilical, de 3 groupes de nouveau-nés.

⇒   Le 1er groupe était constitué d’enfants de femmes déprimées traitées aux antidépresseurs,

⇒   Le 2ème groupe était constitué d’enfants de femmes déprimées non traitées aux antidépresseurs

⇒    Le 3ème groupe d’enfants de femmes non déprimées et non traitées.

Une hyperméthylation du gène GR a été trouvée chez les enfants de femmes déprimées, traitées ou non aux antidépresseurs. De plus, cette hyperméthylation était associée à une réponse du cortisol salivaire à un stress modéré plus élevée chez ces enfants à l’âge de trois mois.

Une autre étude publiée dans la revue Biological Psychiatry a réuni des hommes et des femmes ayant été témoins ou victimes de torture nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. Leurs gènes, ainsi que ceux de leurs enfants, tous atteints de stress et de troubles anxieux, ont été analysés et comparés à ceux de personnes juives qui n’étaient pas en Europe au moment de la Shoah.

L’équipe s’est particulièrement penchée sur les aspects génétiques de la réponse générale au stress et les conclusions sont sans appel: «Les modifications génétiques observées sur les enfants de survivants ne peuvent être attribuées qu’à l’exposition à l’holocauste de leurs parents

À l’origine de mala­dies psy­chia­tri­ques ?
epigenetique_intergenerationnelle

Les chercheurs se posent désormais la question du lien entre ces modi­fi­ca­tions épigénétiques et les mala­dies psy­chia­tri­ques telles que :

la dépres­sion, le trou­ble bipo­lai­re, les com­por­te­ments de type “bor­der­li­ne”, mais aus­si de mala­dies méta­bo­li­ques com­me le dia­bè­te.

De nom­breux mys­tè­res doi­vent enco­re être élu­ci­dés dans ce domai­ne

Quand l’épigénétique soutient les principes hygiénistes :

epigenetique
Influence de notre hygiène de vie sur ‘épigénétique

Concrètement, cela veut dire que l’expression de nos gènes est directement influencée par notre environnement, et l’environnement que nos parents ont connu :

 

  • alimentation
  • niveau d’activité physique
  • rythme de vie (stress, sommeil)
  • environnement social
  • niveau de satisfaction dans la vie en général

 

Sources : 

Biological Psychiatry, « Epigenetic Transmission of the Impact of Early Stress Across Generations »

Biological Psychiatry, « Holocaust Exposure Induced Intergenerational Effects on FKBP5  methylation »

 

 

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Après l’accouchement

« La chose la plus pure du monde est le cœur d’une mère… Il peut déplacer l’univers. » Yogi Bhajan

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Selon l’enseignement du Yogi Bhajan, les 40 jours qui suivent l’accouchement correspondent à une période de restructuration et de guérison pour la mère et l’enfant. Ils sont invités à rester ensemble, dans un environnement protégé tel un cocon. L’enfant peut ainsi vivre en douceur la transition entre le ventre de sa mère et le nouveau monde qui l’environne. Lorsque les conditions de l’accouchement n’ont pas permis d’instaurer un idéal de cocon immédiat : la présence des parents, frères et sœurs et l’expression de leur amour, la sécurité de l’entourage familial, …, contribueront à tisser cette zone de confiance et d’épanouissement.

Pour la maman, il s’agit de récupérer des prouesses physiques et psychologiques de la grossesse et de l’accouchement. La fatigue, les changements du corps et les bouleversements hormonaux contribuent aux fameux baby blues. Le père joue un rôle important de sécurisation et de soutien. Filtrer les visites, prendre le temps de se recentrer…

Dans cette période, je vous conseille d’avoir une alimentation hypotoxique vous apportant :

  • de bonnes graisses (huiles de colza/lin/caméline BIO première pression à froid, petits poissons gras, avocat…). Une complémentation en EPA/DHA pourra être envisagée.
  • des vitamines et minéraux : mettez de la couleur dans vos assiettes, des crudités et des paillettes de levures !
  • une bonne hydratation : préférez une eau peu minéralisée.

Le café est un faux ami : vous ne serez pas moins fatiguée en buvant du café… mais vos réserves minérales seront entamées. Le thé, dans une moindre mesure, a le même effet.

Nathalie Jomard - Bikini post-partum

Je vous conseille également de prendre rdv avec un ostéopathe dans les mois qui suivent l’accouchement. Celui-ci pourra vous replacer le bassin et favoriser la récupération.

Enfin, des massages aux huiles vous apporteront des bienfaits et vous accompagneront dans la récupération physique et émotionnelle.

Pour pouvoir prendre soin de nos enfants, nous devons être nous-même en forme.

Femme, Grossesse et maternité, Huiles essentielles

Les vergetures

Définition

Lorsque la peau est soumise à un étirement rapide, important, il arrive que les fibres élastiques du derme se rompent. D’abord violacées, les vergetures deviennent ensuite blanc nacré.

Mieux vaut prévenir que guérir!

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Rose musquée

Les vergetures sont de plus en plus difficiles à éliminer au fur et à mesure de leur cicatrisation (lorsque le tissu devient blanc-nacré), mieux vaut donc prévenir que guérir. Pour éviter leur apparition, appliquez quotidiennement sur les zones qui risquent de se détendre des soins nutritifs et assouplissants comme les huiles végétales :

jojoba, amande douce, rose musquée, …

Si les vergetures sont déjà là!

Certaines huiles essentielles sont réputées pour leurs vertus régénératrices. Pour n’en citer que quelques unes :

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Callophylle

Huile de calophylle : Elle est réputée pour son action régénérante sur les tissus cutanés, elle favorise l’élimination des cellules mortes de l’épiderme abîmés et redonne de l’élasticité à la peau.

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Huile d’avocat

Huile d’avocat : Elle est réputée pour son action cicatrisantes.

Huile de rose musquée : elle est connue pour activer la réparation de la peau.

Mon huile de soin « gommante » pour vergetures installées

Dans un flacon compte-gouttes en verre ambré ou bleuté de 15ml, versez successivement avant de mélanger :

  • Huile végétale de rose musquée ou de calophylle bio : 1 cuillère à soupe

  • Huile essentielle d’immortelle (Hélichryse italienne) : 40 gouttes

  • Huile essentielle de sauge sclarée : 15 gouttes

  • Huile essentielle de niaouli : 40 gouttes

Conseils d’utilisation : 2 à 3 fois par jour, appliquez 1 à 2 gouttes de cette huile fortement aromatisée sur chaque vergeture et massez très activement pour faire pénétrer. Les résultats ne seront visibles qu’après 1 mois au mieux, patience donc.

Précautions : Attention, cette huile de soin ne convient pas aux femmes enceintes ou allaitantes, ni aux femmes sujettes à un cancer hormono-dépendant. Si vous êtes dans l’un de ces cas et souhaitez atténuer une vergeture, utilisez seulement de l’huile végétale de rose musquée ou de calophylle.

Source : Site Aroma-zone, Julien Kaibeck, Les huiles végétales c’est malin

 

AVERTISSEMENT :

Pensez à consulter les précautions d’emploi avant toute utilisation des huiles essentielles.

Ces propriétés, indications et modes d’utilisation sont tirés des ouvrages ou sites Internet de référence en aromathérapie, hydrolathérapie et phytothérapie. On les y retrouve de façon régulière et pour beaucoup confirmés par des observations en milieu scientifique. Toutefois, ces informations sont données à titre informatif, elles ne sauraient en aucun cas constituer une information médicale, ni engager notre responsabilité.

Grossesse et maternité

Grossesse et nutrition

Coup de cœur pour ce livre !

 

 

L’alimentation est reconnue comme l’un des facteurs majeurs influençant le développement embryonnaire et fœtal. Pour bien nourrir bébé « in utero » puis lors de l’allaitement, se rappeler qu’il faut non pas manger comme deux mais manger deux fois mieux !

Certains nutriments sont particulièrement importants pour la croissance de l’enfant et la vitalité de la maman.

Pendant la grossesse et l’allaitement

Les besoins en vitamines, minéraux et oligoéléments sont nettement augmentés pendant la grossesse et l’allaitement. Je vous conseille d’opter pour une alimentation hypotoxique, locale et de saison, vivante et colorée pour bénéficier naturellement des meilleurs apports en vitamines et oligoéléments.

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Pendant la grossesse, le pH basique du liquide amniotique permet au bébé d’éliminer ses acides métaboliques. Pour maintenir ce pH la maman doit puiser dans ses réserves minérales.

Or on observe souvent des réserves tampons limitées dès le début de la grossesse. On évitera alors les aliments acides, acidifiants. Préférez  :

  • les bananes, dattes, pommes, fruits secs
  • les différents choux, carottes, PDT, betteraves, les herbes aromatiques
  • céréales complètes BIO ou semi-complètes BIO
  • viandes blanches, fromages de chèvre ou de brebis
  • jus de légumes frais et de qualité biologique
  • Aliments riches en vitamines B9 ou acide folique (levure de bière) + supplémentation en vitamine D

L’apport d’acides gras essentiels sous forme biologiquement active est fondamental pour apporter plus de souplesse aux tissus maternels et pour assurer le bon développement du fœtus : huile vierge extraite à froid colza et olive (oméga 3).

La consommation quotidienne de légumes verts et fruits apportera les vitamines et minéraux indispensables, dont le cuivre nécessaire à l’assimilation du fer.

Eviter les excitants (café, boissons gazeuses), le sucre raffiné et les aliments industriels.

Pour réduire les nausées, le gingembre confit est très efficace, de même que les petits bouillons miso

Source : Nutergia, bébé bio, cours du CNR