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Ce qu’on sait du Coronavirus et des enfants

Il a pu être constaté que les cas d’enfants âgés de moins de 10 ans qui développent les symptômes de la maladie seraient autour de 1%, voire moins. Selon les chiffres de l’enquête et du modèle proposé par l’Institut Pasteur courant avril 2020, la mortalité chez les moins de 20 ans est de 0,0001%.  A ce jour, il n’existe que des hypothèses sur la raison pour laquelle le virus a moins de prise sur les enfants.

Voici le résumé des données fournies par la pré-étude  » Epidemiological Characteristics of 2143 Pediatric Patients With 2019 Coronavirus Disease in China »

*Les enfants peuvent contracter le SARS – Cov2 mais sont dans la très grande majorité des cas asymptomatiques ou peu symptomatiques.

*Il n’y aurait pas de différences significatives entre les filles et les garçons, dans leur susceptibilité à manifester le COVID 19.

Les enfants face au SARS – COV 2

Hypothèse n°1:

On sait que le système immunitaire des enfants ne fonctionne pas tout à fait de la même façon que celui des adultes, même si les études sur le sujet sont assez peu nombreuses. Comme pour les enfants, chaque pathogène rencontré est strictement nouveau pour l’organisme, et compte tenu de l’importance des contacts avec tous ces nouveaux pathogènes ‘crèche, cours de récré, …), les anticorps des enfants pourraient être, jusqu’à un certain âge, un peu moins spécifiques.

Les anticorps sont produits spécifiquement par le corps pour lutter contre un pathogène précis. Il suffit que le pathogène mute un peu pour que les anticorps ne soient plus efficaces. Avec des anticorps « à large spectre », les enfants auraient ainsi une réponse immunitaire acquise beaucoup plus efficace, leurs anticorps pourraient agir sur différentes variantes d’un même type de pathogène, et ainsi empêcher le développement de la maladie.  

Hypothèse 2 : la tempète cytokinique

La réponse immunitaire normale aux infections bactériennes et virales comporte la libération par les cellules du système immunitaire de messagers chimiques (cytokines) qui régulent et coordonnent les réponses immunitaires de l’hôte aux agents pathogènes envahisseurs. Un déséquilibre de la réponse cytokinique (tempête cytokinique) peut léser la barrière vasculaire, ce qui entraîne œdème tissulaire, une fuite capillaire, puis une défaillance polyviscérale.

Le choc cytokinique touche essentiellement des adultes dans la force de l’âge. Il semble que les enfants, dont le système immunitaire est encore immature, et les personnes âgées, dont l’immunité est affaiblie, soient plutôt épargnés par cette flambée immunitaire.

Ceci laisserait entendre que chez les plus jeunes, le système immunitaire ne s’emballe pas de la même façon, que la réponse inflammatoire est moins forte, ce qui n’entraînerait pas ou peu de complications sévères.

Hypothèse 3 : Les récepteurs ACE 2

Récepteurs Spike et Estérase de l’ACE2

Les marqueurs ACE2 (enzyme de conversion de l’angiotensine 2) sont les portes d’entrée du virus SARS – COV2 dans l’organisme. Ce marqueur est exprimé dans de nombreux organes : poumons, cœur, intestin, reins, cerveau. Le SARS-CoV2 utilise ce récepteur pour pénétrer dans l’organisme et débuter l’infection. Or, il est possible que les récepteurs ACE 2 soient plus nombreux chez les enfants que chez les adultes, ou bien que les récepteurs soient de forme différente. Ainsi, lorsque le virus utilise et bloque le récepteur, il en resterait de disponible pour les fonction habituelle de l’organisme. Ceci pourrait expliquer, l’absence de sévérité de la maladie au niveau pulmonaire chez les enfants.

Qu’est-ce que la maladie de Kawasaki?

C’est une maladie cardiaque qui implique parfois des artères coronaires, et qui se produit chez les enfants en dessous de 8 ans – avec fièvre, conjonctivite, une inflammation des muqueuses, une adénopathie, c’est-à-dire une inflammation des ganglions lymphatiques… C’est une sorte de réaction immunologique anormale dont on ne sait pas exactement par quoi elle est provoqué. Il y a beaucoup point d’interrogations autours de cette maladie, mais pas beaucoup de réponses. De nombreux médecins soulignent que cela ne change pas les données épidémiologiques que l’on connaît. Les enfants touchés ne sont pas condamnés, leur état s’améliore avec des soins. Il faut faire des recherches, et il faut garder à l’esprit qu’on parle de quelques dizaines de cas.

Autres sources : FranceCulture, Académie Marsaud

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Que savons-nous du COVID 19?

Face aux difficultés de confinement

Les coronavirus forment une grande famille de virus aux conséquences diverses ; certains sont connus pour ne provoquer que l’équivalent d’un simple rhume, tandis que d’autres, comme les SRAS-CoV-1 (celui de 2002-2003) et l’actuel SRAS-CoV-2, peuvent provoquer des syndromes respiratoires sévères, avec un taux de mortalité pouvant grimper jusqu’à plus de 10 % selon les catégories de populations touchées. Ce chiffre de 10 % est relativiser. En effet, le nombre de cas recensés en France étant tributaire du nombre de personnes testées, ce chiffre sera certainement revu à la baisse avec l’extension de l’usage des tests.

Que savons nous du Covid 19?
Les récepteurs cellulaires

Pourquoi les personnes présentant des troubles métaboliques sont-elles fragilisées face au COVID 19?

L’actuel coronavirus SRAS-CoV-2, partage 80 % de son génome avec son prédécesseur SRAS-CoV-1. Il utilise notamment les récepteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2).

Ces récepteurs ACE2 sont particulièrement présents au niveau du système respiratoire, du cœur, des vaisseaux sanguins, des reins et de l’intestin grêle. Ceci pourrait expliquer l’étendue des symptômes du Covid-19 : gène respiratoire, diarrhées ou augmentation du nombre de selles molles, perte du goût/odorat.

L’ACE2 fait partie du système rénine-angiotensine-aldostérone, qui gère la constriction des vaisseaux, la tension artérielle, l’élimination de l’eau et du sodium.

Aux personnes ayant de l’hypertension artérielle, il est souffrant prescrit des inhibiteurs des récepteurs ACE2. Ceci pourrait expliquer leur sensibilité face au virus, aux cotés des personnes diabétiques.

Les scientifiques chinois ont également relevé que leurs malades du coronavirus, présentant un syndrome de détresse respiratoire aiguë, avaient des taux de LDL-cholestérol particulièrement bas. La question de l’adaptation temporaire d’un traitement aux statines pourrait donc se poser dans le cadre de l’actuelle pandémie, comme l’explique la rédaction de l’Association Internationale pour une Médecine Scientifique Indépendante et Bienveillante.

Le régime méditerranéen, un atout face au COVID 19?

A ce jour, et malgré l’absence d’essai clinique robuste, il y a une sorte de consensus pour recommander le modèle méditerranéen, en particulier chez les enfants et dans sa version riche en lipides. Outre les apports en nutriments et micro-nutriments qui favorisent le système immunitaire, le modèle méditerranéen dans sa version riche en lipides est particulièrement adapté à la prévention des pathologies virales. 

Pourquoi ?

Parce que les lipoprotéines constituent un élément essentiel du système immunitaire. Les lipoprotéines captent, stockent, paralysent et éventuellement détruisent les virus. Ainsi les personnes qui ont des concentrations faibles en lipoprotéines sont plus sensibles aux maladies virales.

Cliquer ici pour plus d’informations sur le régime méditerranéen.

Le COVID 19 détourne un pillier de notre système immunitaire

La plupart des virus, une fois détectés dans l’organisme, induisent dans le système immunitaire de leur hôte un relâchement d’interféron. Les interférons sont fabriqués par les globules blancs afin de réguler ou stimuler le système immunitaire.

D’après l’étude « Covid-19 : consider cytokine storm syndromes » publiée dans le LANCET de mars 2020, le virus est capable de se dissimuler de notre système immunitaire dans un premier temps. Il aurait donc du temps pour se multiplier sans rencontrer de résistance de l’organisme. L’infection finit par être détectée par les cellules immunitaires qui vont alors mobiliser, en retard et en grande quantité les interférons. Dans les cas graves, la réaction immunitaire peut-être démesurée, c’est la « tempête cytokinique ». C’est une sorte d’hyper-inflammation qui se traduit par une détresse respiratoire ou une défaillance multiviscérale potentiellement mortelles.

Au regard de ce mode de fonctionnement particulier du COVID 19, il convient d’être prudent dans la stimulation préventive du système immunitaire, que ce soit de façon « naturelle » ou allopathique.

Sources :

Alternativesante.fr

https://www.vulgaris-medical.com/

aimsib.org

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Pour continuer la réflexion, même en confinement!

L’esprit humain aime bien faire des comparaisons. C’est un moyen de mieux comprendre, d’évaluer, de prendre du recul sur des situation. Au 21 mars 2020, la France déplore 562 décès imputés au COVID 19.

Je vous partage les chiffres du pré-bilan épidémiologique de la grippe saisonnière sur la période de 2018-2019 (Source : Santé Publique France) :

► 8 semaines d’épidémie de grippe (semaines 02/2019 à 09/2019)
► 1,8 millions de consultations pour syndrome grippal durant l’épidémie
►► Environ 65 600 passages aux urgences pour grippe dont près de 11 000 hospitalisations (16%) durant l’épidémie
► 1 877 cas graves admis en réanimation signalés dont 289 décès durant la période de surveillance

► 13 100 décès toutes causes et tous âges confondus en excès, dont 9 900 attribuables à la grippe durant la période de surveillance

L’expert en santé publique, Jean Dominique Michel, souligne dans son article de blog que cette épidémie est banale :

« Le terme peut choquer quand il y a des morts, et a fortiori dans la crise sanitaire et la dramaturgie collective hallucinée que nous vivons. Pourtant, les données sont là : les affections respiratoires habituelles que nous vivons chaque année font bon an mal an 2’600’000 morts à travers le monde. Avec le Covid-19, nous en sommes, au quatrième mois, à 9’000 décès, et avec le pays initialement le plus touché qui est parvenu à juguler l’épidémie. Nous sommes très très loin d’avoir un effet statistiquement significatif au regard de la mortalité habituelle et en particulier de la surmortalité saisonnière. »

En effet, après l’augmentation importante du nombre de décès lié au COVID 19, les autorités sanitaires italiennes ont mené l’enquête. Il en ressort que 99% des personnes décédées des suites du CORONAVIRUS souffraient préalablement d’une à plusieurs maladies chroniques comme l’illustre le diagramme ci-après :

Lien entre maladies chroniques et décès liés au COVID 19

Ces chiffres nous rappellent encore une fois que nous sommes responsables de notre santé dont les piliers défendus en naturopathie sont :

Notre responsabilité en matière de santé
  • l’hygiène mentale : méditation, respiration, rester en lien avec les espaces naturels, …
  • l’hygiène alimentaire : préférer une alimentation vivante et écologique
  • l’hygiène physique : culture physique,… la vie est mouvement!

Cette crise nous met décidément face aux incohérences de notre mode de vie : élevage intensif, délocalisation des productions, surconsommation, malbouffe, effondrement écologique…

L’état de la situation actuelle… les services médicaux submergés

Je vous partage un extrait du blog de Jean Michel Dominique :

« C’est l’existence de ces cas graves (estimés de manière absurde à 15% des cas, probablement en réalité 10 fois moins) qui justifie que l’on ne s’en remette pas simplement à l’immunité de groupe. On nomme ainsi ce processus par lequel chaque personne qui contracte le virus et n’en meurt pas s’immunise, la multiplication des immunisés conduisant à un effet collectif de protection immunitaire…

En l’absence – jusqu’à il y a peu- de traitement pour protéger ou guérir les personnes à risque, le choix de laisser l’immunité se construire en laissant circuler le virus est apparu comme étant trop dangereux. Le risque pour les personnes vulnérables est tel qu’il s’avèrerait éthiquement indéfendable de prendre cette direction, du fait de la gravité des conséquences possibles.

C’est bien le nombre de lits en soins intensifs qui est dès lors à risque de poser problème si l’encombrement des services der réanimation se poursuivaient. C’est dans ce paradoxe compliqué entre la très grande innocuité du virus pour l’immense majorité des gens et sa dangerosité extrême dans certains cas que nous sommes trouvés coincés. Nous avons alors adopté des mesures absolument contraires aux bonnes pratiques : renoncer à dépister les personnes possiblement malades et confiner la population dans son ensemble pour enrayer la diffusion du virus. Mesures à vrai dire moyenâgeuses et problématique puisqu’elles ne ralentissent l’épidémie qu’au risque de phénomènes de rebond potentiellement encore pires. Et qu’elles enferment tout le monde alors qu’une faible minorité seulement est concernée. Toutes les recommandations en santé publique sont à l’inverse de dépister le plus de cas possibles, et de confiner uniquement les cas positifs le temps qu’ils ne soient plus contagieux.

Le confinement général constitue un pauvre pis-aller face à l’épidémie dès lors qu’on manque de tout ce qui permettrait de lutter efficacement contre elle… »

Pour aller plus loin, je vous invite à écouter le professeur Didier Raoult, Directeur de l’IHU Méditerranée Infection

lien youtube

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COVID 19 – Vers une évolution de la société?

CORONAVIRUS, Vers une évolution de la société?

Après des mois de manifestations du personnel hospitalier, pour améliorer les conditions de prise en charge médicale pour les soignés et les soignants, je dirais que la pandémie du Coronavirus révèle plus que jamais les défauts de notre système. Ces défauts touchent à la fois le système médical, nos modes de production et d’approvisionnement alimentaires et médicaux, …

En espérant que chacun parviendra à tirer du positif de cette situation, j’espère que nos gouvernements réfléchiront sur les causes de l’émergence des maladies infectieuses et pas seulement sur les conséquences (vaccins, prévention).

En effet, on peut s’interroger sur le rôle des changements planétaires globaux sur la facilitation de la transmission des micro-organismes des espèces sauvages aux espèces domestiques puis à l’homme : changement climatique rapide, transports internationaux, mode d’utilisation des terres, réduction des habitats de la faune sauvage et réduction rapide de la biodiversité, élevages ultra-intensifs concentrant sur un même espace clos des animaux, … Il ressortira peut-être de cette crise, de grands changements positifs pour notre société.

Pour certains, cette crise aura aussi transformé leur vision de la santé ! Dans cet article, je vous propose de mieux comprendre votre système immunitaire pour mieux vous prémunir.

Le système immunitaire en bref

Confronté à des attaques de l’extérieur (virus, bactéries), l’organisme se défend en activant son système immunitaire. Telle une armée, ce dispositif complexe dispose de 2 lignes de défense :

Le système immunitaire face à un virus

– L’immunité innée, dépourvue de mémoire, détecte les cellules anormales, tumorales ou infectées par un virus.

– L’immunité adaptative dite « acquise », est spécifiquement dirigée contre le pathogène. Elle nécessite une phase « d’apprentissage » de 5 à 7 jours au cours de laquelle les lymphocytes T et B apprennent à reconnaître la cible à éliminer. Le profil du pathogène est gardé en mémoire et l’organisme sera capable de réagir plus rapidement lors d’une deuxième attaque par le même pathogène.

Tout comme notre système immunitaire, nous avons besoin d’apprendre. Comprendre une situation aide à la prise de recul, à une meilleure analyse et à des comportements adaptés pour soi et envers les autres.

Comment renforcer naturellement son système immunitaire ?

Les alliés du système immunitaire

Tout d’abord, il me semble judicieux de rappeler que la peur, les excès de stress, la pollution, un sommeil de mauvaise qualité, une alimentation inadaptée, …, sont autant de facteurs pouvant affecter l’efficacité de notre système immunitaire. La première chose à faire pour améliorer son immunité consiste donc réformer son hygiène de vie.  Dans cette période de pandémie, certaines personnes ressentent beaucoup d’anxiété : la peur d’être malade, de manquer, du confinement. Il pourra être intéressant de rechercher l’apaisement plutôt que d’alimenter la panique. La méditation, la compréhension de la situation, la respiration, l’usage adapté des plantes, les fleurs de Bach, …, sont des idées possibles pour atteindre cet état apaisé.

Le renforcement du système immunitaire est à adapter en fonction de chacun (sexe, âge, pathologie en cours, tempérament,…).

Voici quelques pistes :

– améliorer et renforcer l’intestin,

– veiller à une capacité optimale du fonctionnement du foie,

– avoir une alimentation vivante et nutritive avec des produits frais, locaux et de saison,

– le recours à une complémentation en vitamines C naturelles et D, en glutamine ou en N-Acétyl Cystéine (précurseur du glutathion) pourra s’avérer utile,

– l’usage des huiles essentielles est de plus en plus étudié pour renforcer le système immunitaire. Voici quelques exemples :

Ravintsara est composée de molécules aux propriétés anti-infectieuses et immunostimulantes : le 1,8-cinéole est un oxyde terpénique qui augmente le nombre d’anticorps dans l’organisme.

Tea Tree est antibactérienne en raison de sa forte teneur en terpinèn-4-ol. Elle aidera donc l’organisme à éliminer les infections bactériennes. Le terpinèn-4-ol est aussi antiviral et immunomodulant.

L’huile essentielle de Thym à Thymol est riche en phénols qui sont des molécules anti-infectieuses puissantes.

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Moins de cancers observés chez les consommateurs réguliers d’aliments BIO?

En 2015, l’Agence Internationale de recherches contre le Cancer a classé 3 pesticides agricoles comme des agents probablement cancérogènes (Classification CIRC : groupe 2A). Il s’agit du glyphosate, du malathion (associé au cancer de la prostate) et du diazinon (associé au cancer du poumon). Ces 3 produits chimiques sont également associés au cancer du système lymphatique.

Or, la principale source d’exposition de la population aux pesticides est la voie alimentaire. Aux USA, 90 % de la population présentent des traces détectables de pesticides dans les urines et le sang!

Des essais croisés ont montré que le passage à une alimentation issue de l’agriculture biologique permet de réduire les concentrations urinaires de pesticides, ce qui souligne la voie d’exposition par l’alimentation comme pertinente.

Une étude réalisée en France montre une diminution du risque de cancer observée chez les consommateurs d’aliments bio. Voici les grandes lignes de cette études : 

  • 68 946 adultes dont 78 % de femme et 22% d’homme, moyenne d’âge 44 ans
  • Références de 16 produits BIO alimentaires
  • Fréquence de consommation entre le 10 mai 2009 et le 30 novembre 2016 : Jamais, occasionnelle, souvent
  • Un score a été attribué : de 0 à 32 points

Au cours des 7 années de suivi (2009-2016), 1 340 nouveaux cas de cancers ont été enregistrés et validés sur la base des dossiers médicaux. Une diminution de 25% du risque de cancer (tous types confondus) a été observée chez les consommateurs « réguliers » d’aliments bio comparés aux consommateurs plus occasionnels.

Plusieurs hypothèses pourraient expliquer ces données :

  • la présence de résidus de pesticides synthétiques beaucoup plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus d’une agriculture conventionnelle, comparés aux aliments bio.
  • des teneurs potentiellement plus élevées en certains micronutriments (antioxydants caroténoïdes, polyphénols, vitamine C ou profils d’acides gras plus bénéfiques) dans les aliments bio.

Les conclusions de cette étude doivent être confirmées par d’autres investigations conduites sur d’autres populations d’étude, dans différents contextes. Néanmoins, ces résultats soutiennent les recommandations du Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) émises en 2017 pour les futurs repères alimentaires du Programme National Nutrition Santé (PNNS) visant à privilégier les aliments cultivés selon des modes de production diminuant l’exposition aux pesticides pour les fruits et légumes, les légumineuses et les produits céréaliers complets.

A ces études s’ajoutent les résultats d’analyses effectués par « Eau Bretagne ». L’un des objectifs de l’étude était de quantifier le nombre de molécules de la famille des triazines et des insecticides organophosphorés retrouvés dans les urines de femmes enceintes. Ce graphique décrit le pourcentage d’urines pour lesquelles 1 à 28 molécules sur les 52 analysées ont été détectées.

INVS-molecules-femmes-enceintes
Nombre de pesticides organophosphorés retrouvés dans les urines de femmes enceintes

Les résultats de l’étude Pélagie réalisée en Bretagne entre 2002 et 2006 montrent qu’environ 40 % des femmes enceintes ont 6 à 9 résidus de pesticides phosphorés dans leurs urines, 15 % entre 10 et 11 molécules… Seulement 1,8% des femmes enceintes testées ont montré l’absence de résidus de pesticides phosphorés dans leurs urines. Cela donne matière à réflexion sur notre mode de production alimentaire…

Sources :

Organic Foods for Cancer Prevention—Worth the Investment? JAMA international Medecine, 22 octobre 2018

Moins de cancers chez les consommateurs d’aliments bio

http://www.observatoire-eau-bretagne.fr/Media/Donnees/Donnees/Nombre-de-molecules-de-pesticides-analysees-dans-les-urines-des-femmes-enceintes-en-Bretagne/%28categorie%29/29403