Alimentation santé, Conseils santé, risques

Pour continuer la réflexion, même en confinement!

L’esprit humain aime bien faire des comparaisons. C’est un moyen de mieux comprendre, d’évaluer, de prendre du recul sur des situation. Au 21 mars 2020, la France déplore 562 décès imputés au COVID 19.

Je vous partage les chiffres du pré-bilan épidémiologique de la grippe saisonnière sur la période de 2018-2019 (Source : Santé Publique France) :

► 8 semaines d’épidémie de grippe (semaines 02/2019 à 09/2019)
► 1,8 millions de consultations pour syndrome grippal durant l’épidémie
►► Environ 65 600 passages aux urgences pour grippe dont près de 11 000 hospitalisations (16%) durant l’épidémie
► 1 877 cas graves admis en réanimation signalés dont 289 décès durant la période de surveillance

► 13 100 décès toutes causes et tous âges confondus en excès, dont 9 900 attribuables à la grippe durant la période de surveillance

L’expert en santé publique, Jean Dominique Michel, souligne dans son article de blog que cette épidémie est banale :

« Le terme peut choquer quand il y a des morts, et a fortiori dans la crise sanitaire et la dramaturgie collective hallucinée que nous vivons. Pourtant, les données sont là : les affections respiratoires habituelles que nous vivons chaque année font bon an mal an 2’600’000 morts à travers le monde. Avec le Covid-19, nous en sommes, au quatrième mois, à 9’000 décès, et avec le pays initialement le plus touché qui est parvenu à juguler l’épidémie. Nous sommes très très loin d’avoir un effet statistiquement significatif au regard de la mortalité habituelle et en particulier de la surmortalité saisonnière. »

En effet, après l’augmentation importante du nombre de décès lié au COVID 19, les autorités sanitaires italiennes ont mené l’enquête. Il en ressort que 99% des personnes décédées des suites du CORONAVIRUS souffraient préalablement d’une à plusieurs maladies chroniques comme l’illustre le diagramme ci-après :

Lien entre maladies chroniques et décès liés au COVID 19

Ces chiffres nous rappellent encore une fois que nous sommes responsables de notre santé dont les piliers défendus en naturopathie sont :

Notre responsabilité en matière de santé
  • l’hygiène mentale : méditation, respiration, rester en lien avec les espaces naturels, …
  • l’hygiène alimentaire : préférer une alimentation vivante et écologique
  • l’hygiène physique : culture physique,… la vie est mouvement!

Cette crise nous met décidément face aux incohérences de notre mode de vie : élevage intensif, délocalisation des productions, surconsommation, malbouffe, effondrement écologique…

L’état de la situation actuelle… les services médicaux submergés

Je vous partage un extrait du blog de Jean Michel Dominique :

« C’est l’existence de ces cas graves (estimés de manière absurde à 15% des cas, probablement en réalité 10 fois moins) qui justifie que l’on ne s’en remette pas simplement à l’immunité de groupe. On nomme ainsi ce processus par lequel chaque personne qui contracte le virus et n’en meurt pas s’immunise, la multiplication des immunisés conduisant à un effet collectif de protection immunitaire…

En l’absence – jusqu’à il y a peu- de traitement pour protéger ou guérir les personnes à risque, le choix de laisser l’immunité se construire en laissant circuler le virus est apparu comme étant trop dangereux. Le risque pour les personnes vulnérables est tel qu’il s’avèrerait éthiquement indéfendable de prendre cette direction, du fait de la gravité des conséquences possibles.

C’est bien le nombre de lits en soins intensifs qui est dès lors à risque de poser problème si l’encombrement des services der réanimation se poursuivaient. C’est dans ce paradoxe compliqué entre la très grande innocuité du virus pour l’immense majorité des gens et sa dangerosité extrême dans certains cas que nous sommes trouvés coincés. Nous avons alors adopté des mesures absolument contraires aux bonnes pratiques : renoncer à dépister les personnes possiblement malades et confiner la population dans son ensemble pour enrayer la diffusion du virus. Mesures à vrai dire moyenâgeuses et problématique puisqu’elles ne ralentissent l’épidémie qu’au risque de phénomènes de rebond potentiellement encore pires. Et qu’elles enferment tout le monde alors qu’une faible minorité seulement est concernée. Toutes les recommandations en santé publique sont à l’inverse de dépister le plus de cas possibles, et de confiner uniquement les cas positifs le temps qu’ils ne soient plus contagieux.

Le confinement général constitue un pauvre pis-aller face à l’épidémie dès lors qu’on manque de tout ce qui permettrait de lutter efficacement contre elle… »

Pour aller plus loin, je vous invite à écouter le professeur Didier Raoult, Directeur de l’IHU Méditerranée Infection

lien youtube

2 réflexions au sujet de “Pour continuer la réflexion, même en confinement!”

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